
Dans la perspective d’un renforcement durable, l’intégration d’athlètes dans des équipes professionnelles représente un atout majeur pour le cyclisme algérien. Le DTN rappelle qu’il est crucial de viser une place dans le top 40 mondial pour ouvrir ces opportunités. Parfois, des places demeurent disponibles pour certaines équipes en dehors de leur continent, ce qui peut constituer une porte d’entrée pour des talents émergents. À ce jour, un programme structuré vise à placer des coureurs algériens dans des équipes professionnelles à court ou moyen terme. Cette démarche est jugée particulièrement efficace pour élever le niveau technique et compétitif des athlètes, en les préparant à des saisons lourdes et à une exposition internationale accrue. Les Européens bénéficient d’un avantage historique : leur présence répétée en tours professionnels dans le cadre d’un même cycle olympique les prépare intensivement au format des Jeux. Cela leur confère une expérience de haut niveau, une gestion de volume de compétition et une familiarité avec les exigences du parcours olympique, autant d’éléments qui favorisent leurs chances de podium. Pour l’Algérie, l’enjeu est donc double : d’une part, renforcer le calibre des entraînements et des équipements — avec, par exemple, l’usage de capteurs de puissance et d’autres technologies de mesure — et d’autre part, structurer une filière visant à transformer les résultats juniors et espoirs en contrats professionnels et en performances seniors compétitives.
Obtenir un ticket pour une édition des Jeux olympiques constitue déjà, pour l’athlète et son entourage, un véritable exploit. Le DTN rappelle qu’il faut rester lucide face à une réalité où une trentaine de pays dominent traditionnellement les épreuves olympiques. Toutefois, avec une préparation minutieuse, des ressources matérielles adaptées et un dispositif d’équipe solide en coulisses, le pays peut progresser. Le soutien apporté par des entraîneurs, des analystes et des partenaires techniques est indispensable pour transformer les aptitudes en résultats concrets sur le circuit international. Le kilométrage est un autre facteur déterminant : les athlètes algériens parcourent généralement autour de 160 kilomètres par compétition, alors que le circuit olympique peut dépasser les 250 kilomètres. Le défi consiste à préparer des équipes capables de boucler des courses longues et exigeantes tout en conservant une forme optimale tout au long de la saison. Si les représentants algériens réussissent à franchir l’obstacle olympique en 2028, cela représenterait une réussite significative et marquerait une étape clé dans le développement du cyclisme national.
Walim Mansouri



