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Achouak Djamila Tekouk en bronze

Jeux de la solidarité islamique

Les Jeux de la solidarité islamique, organisés cette année à Riyad, la capitale saoudienne, ont connu une participation particulièrement importante, avec plus de 3 000 athlètes, provenant de 57 pays. Ces sportifs se sont affrontés dans un total de 25 disciplines sportives. L’Arabie saoudite a l’honneur de recevoir cet événement pour la deuxième fois de son histoire, confirmant ainsi son rôle et son engagement dans la promotion du sport au sein de la communauté islamique.

Les représentants algériens, qui avaient participé à la précédente édition tenue à Konya, en Turquie, avec un effectif de 147 athlètes, répartis sur 12 disciplines, sont revenus cette année avec une délégation plus restreinte.
En effet, l’Algérie était présente à ces jeux islamiques de 2025 avec un total de 117 athlètes, engagés dans 16 spécialités. Dans la discipline de la lutte associée, l’Algérie a dépêché un contingent de 9 athlètes, dont 3 femmes, qui ont représenté fièrement leur pays. Ces lutteuses, en l’occurrence Fatima-Zohra Bouchibi, Chaïma Chebila et Achouak Djamila Tekouk, ont toutes démontré un excellent niveau de performance, notamment Tekouk qui a particulièrement fait bonne figure au cours de la compétition. Malgré la présence d’une concurrence extrêmement relevée, avec des lutteuses de très haut niveau provenant de différents pays, elle a su se distinguer.

Lors des phases éliminatoires, Achouak Djamila Tekouk, évoluant dans la catégorie des moins de 57 kg, a réussi à s’imposer face à une lutteuse originaire du Kirghizstan, ce qui lui a permis de prendre la tête du groupe B et de se qualifier pour les demi-finales. Là, elle a affronté l’une des meilleures lutteuses de la compétition, la championne internationale turque Elvira Suleyman. L’objectif lors de cette confrontation était de décrocher une médaille historique pour l’Algérie, un enjeu de taille qui refléte l’ambition et le talent de l’athlète algérienne. Malheureusement, malgré tous ses efforts et son énorme courage, Achouak a dû s’incliner en demi-finale face à la Turque, mais toujours avec honneur et sans démériter face à une adversaire de ce calibre. Cependant, elle a eu l’opportunité de concourir pour la troisième place, et elle a brillamment remporté la médaille de bronze, ce qui est une première pour l’Algérie dans cette catégorie. Cette médaille, obtenue grâce au talent, à la persévérance et à la confiance de cette lutteuse assidue, est un bel accomplissement et un encouragement important pour la lutte féminine algérienne. Il convient également de rappeler qu’Achouak Djamila Tekouk s’était déjà fait remarquer de manière significative lors des derniers championnats d’Afrique organisés à Casablanca, où elle avait brillamment représenté l’Algérie avec l’équipe juniors.

Le rôle majeur du club CSA EJ Oran
Licenciée au club CSA EJ Oran, Achouak Djamila Tekouk est dans ce club formateur depuis sa catégorie benjamine. Le club CSA EJ Oran est reconnu comme un véritable vivier de talents, grâce notamment au travail de son entraîneur, Saadi Larbi. Ce dernier n’est autre que l’entraîneur national des équipes féminines U17, et il connaît parfaitement les capacités de cette jeune athlète qu’il a personnellement façonnée et accompagnée dans son évolution au club. En plus de ses nombreux titres nationaux, Achouak a également remporté trois titres africains, dans les catégories cadets, juniors et seniors, ce qui atteste de sa progression constante et de sa grande rigueur. Parmi les autres lutteuses formées au sein du club, on peut également citer la jeune cadette Safia Meriem Gherib, évoluant dans la catégorie des moins de 43 kg. Née en 2010 et licenciée au club EJO, elle progresse continuellement sous la direction du coach Saadi Larbi. Elle s’est illustrée récemment lors des Championnats d’Afrique scolaires organisés en Algérie, où elle a montré un potentiel prometteur et des capacités à décrocher des médailles malgré son jeune âge, ce qui laisse entrevoir un bel avenir pour la lutte féminine algérienne.

L’investissement dans le sport féminin en Algérie, notamment dans la lutte, donne des signaux très encourageants pour l’avenir. Les succès enregistrés lors des championnats africains et arabes, ainsi qu’à ces derniers jeux islamiques, mettent en lumière la nette progression de la lutte féminine dans le pays. Le développement de programmes spécifiques dédiés à cette discipline, ainsi que la participation accrue à des compétitions internationales jouent un rôle fondamental pour consolider cette dynamique positive. L’Algérie ne se contente pas uniquement de remporter des médailles individuelles, mais elle brille également dans les classements par équipes. Par exemple, lors des derniers Championnats d’Afrique de lutte sur sable, l’Algérie a décroché la première place dans les catégories U15 et U17 filles, tout en terminant deuxième chez les U20 filles. Ces résultats témoignent de la montée en puissance d’une lutte féminine algérienne de haut niveau et confirment que le pays est désormais une nation phare dans cette discipline, notamment sur sable, capable de former de futurs champions.

Par B. Sadek

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