La sélection algérienne devrait être engagée dans l’ensemble des catégories prévues par les deux organisations. Toutefois, la différence entre les catégories de poids de l’AIBA et celles retenues par World Boxing nécessite une préparation particulière. Les entraîneurs devront donc composer les deux groupes en tenant compte des profils, des caractéristiques et de la forme de chaque boxeur. Cette différence de réglementation ne constitue pas pour autant un obstacle insurmontable. Le staff technique compte en profiter pour lancer plusieurs jeunes pugilistes, dont une grande partie manifeste une réelle envie de s’imposer au niveau international. Harima estime que ces jeunes éléments ont besoin d’être confrontés rapidement à la réalité des grandes compétitions. Leur engagement dans un championnat d’Afrique pourrait leur permettre de gagner en expérience et de mesurer le chemin qui leur reste à parcourir pour atteindre le haut niveau. La sélection ne sera donc pas uniquement bâtie autour des boxeurs les plus expérimentés. Elle devrait également intégrer des éléments capables de représenter l’avenir de la boxe algérienne.
La forme du moment comme principal critère
Le rajeunissement annoncé de l’équipe nationale a suscité certaines interrogations. Plusieurs observateurs estiment qu’une sélection largement composée de jeunes boxeurs pourrait comporter des risques dans une compétition aussi relevée. Khaled Harima rejette toutefois l’idée selon laquelle les anciens seraient systématiquement écartés. Le sélectionneur national a rappelé que la forme du moment demeurait son principal critère. Un boxeur expérimenté qui conserve ses qualités physiques, techniques et mentales peut toujours prétendre à une place en équipe nationale. L’âge, à lui seul, ne constitue donc pas un obstacle à la sélection. Le technicien a également souligné que la présence d’un athlète dans le groupe dépendait de son adhésion au projet et de sa participation régulière aux différentes phases de préparation. La disponibilité, la discipline et la capacité à respecter le programme établi par le staff technique sont autant de facteurs pris en considération. Pour Harima, la sélection doit être ouverte à tous les boxeurs capables d’apporter une plus-value à l’équipe nationale, qu’ils soient jeunes ou chevronnés.
La sélection pourrait également enregistrer le retour d’un ancien international et l’arrivée d’un nouveau boxeur. Khaled Harima a cité le cas de Jugurtha Aït Bekka, qui réside actuellement en France. Ce dernier aurait donné son accord pour réintégrer la sélection nationale à l’issue du prochain championnat d’Afrique. Le technicien algérien considère Aït Bekka comme un boxeur doté de qualités importantes et capable d’apporter son expérience au groupe. Son retour pourrait renforcer la concurrence dans sa catégorie et offrir une solution supplémentaire au staff technique. Le cas de Youcef Benmhenni est également suivi avec attention. Après plusieurs années passées en Europe, le boxeur a exprimé le souhait de rejoindre l’équipe nationale. Son parcours à l’étranger lui aurait permis d’acquérir davantage de maturité et de développer une plus grande variété dans son style de boxe. Toutefois, les deux athlètes devront respecter une condition avant de pouvoir prétendre à une place en sélection. Ils devront participer au Championnat d’Algérie. Leur éventuelle intégration dépendra ensuite de leurs performances. Ils pourront être retenus s’ils remportent le titre national ou s’ils affichent un niveau suffisamment élevé pour convaincre le staff technique.
La qualification olympique comme objectif majeur
Au-delà des Championnats d’Afrique, la préparation de la sélection algérienne s’inscrit dans une perspective plus large, celle des Jeux olympiques de Los Angeles 2028. À moins de deux ans des échéances qualificatives, Khaled Harima mesure la difficulté de la mission qui attend les boxeurs algériens. Les conditions d’accès au tournoi olympique se sont durcies. Désormais, les pugilistes devront notamment remporter un titre continental ou mondial, ou encore décrocher la médaille d’or lors des tournois qualificatifs africains et des compétitions de repêchage, afin d’espérer obtenir leur billet pour Los Angeles. Le staff technique veut donc utiliser les prochains mois pour construire une équipe compétitive et suffisamment solide. Harima estime que le temps restant peut permettre à plusieurs boxeurs d’atteindre le niveau requis, à condition de bénéficier d’un programme de préparation régulier et d’un suivi rigoureux. L’ambition ne se limite pas à qualifier un ou deux athlètes. Le projet consiste à bâtir une équipe nationale capable de s’inscrire dans la durée et de préparer deux cycles olympiques. Cette vision nécessite de conjuguer l’expérience des anciens avec l’enthousiasme et le potentiel des jeunes.
K. M.



