
La route vers Los Angeles 2028 est déjà lancée, et le judo algérien dispose pour l’instant de deux représentants provisoirement en position de participer aux Jeux Olympiques : Dris Messaoud Redouane et Lili Mohamed El Mehdi. Depuis l’ouverture de la période de qualification, le classement mondial évolue au fil des tournois, rendant chaque point décisif pour les athlètes en lice.
Les deux judokas algériens, Dris Messaoud Redouane et Lili Mohamed El Mehdi, sont provisoirement qualifiés pour les Jeux Olympiques 2028 de Los Angeles. Depuis le lancement du ranking olympique de judo, la course a déjà connu plusieurs rebondissements. Si certains athlètes ont rapidement sécurisé leur ticket, d’autres restent dans une zone incertaine, notamment entre la 15e et la 23e place. Pour l’Algérie, seuls Dris Messaoud Redouane et Lili Mohamed El Mehdi occupent actuellement une position qualificative.
Dans la catégorie des -73 kg, Dris s’accroche à la 23e place avec 300 points. Toutefois, sa position demeure fragile, car les compétiteurs classés juste derrière lui participent régulièrement aux Grands Chelems et peuvent rapidement lui reprendre des places. Le Kosovar Cena Dardan, 24e avec 290 points, est particulièrement proche et pourrait dépasser l’Algérien en cas de bon résultat.
Après son absence au dernier Grand Chelem d’Abu Dhabi, Dris devra viser une performance comparable à celle réalisée en Hongrie, où il avait décroché la 5e place. Un tel résultat lui permettrait de consolider sa 23e position. À défaut, il risque de perdre du terrain face à ses rivaux directs dans la bataille pour Los Angeles.
Dris pourrait également passer d’une qualification directe à une qualification par quota. Ce système réserve une place au meilleur athlète au ranking de chaque pays, chez les hommes comme chez les femmes.
À 25 ans, Dris a pourtant déjà prouvé sa capacité à rebondir. Depuis 2022, il s’est imposé comme l’un des judokas majeurs du continent africain, avec plusieurs titres continentaux, avant de revenir d’une longue blessure et d’une période d’inactivité suivant les Jeux Olympiques de Paris 2024. Les points obtenus en 2027 et 2028 auront une valeur maximale, ce qui rend chaque compétition essentielle.
Les Open Africa et les championnats d’Afrique 2027, prévus en Algérie, représenteront donc une opportunité majeure pour Dris. Ces échéances seront décisives pour lui, mais aussi pour les autres judokas algériens qui conservent une chance, même minime, de se qualifier.
Dans la catégorie des +100 kg, Lili Mohamed El Mehdi occupe la 42e place avec 90 points. Ce total lui permet toutefois d’être provisoirement qualifié par quota continental. Champion d’Afrique en titre, il n’a pas réussi à confirmer hors du continent, puisqu’il n’a franchi qu’un seul tour lors du tournoi de Hongrie, sans engranger de points suffisants pour progresser au classement.
À moins de deux ans des Jeux, Lili dispose encore de temps pour retrouver son meilleur niveau et viser le top 24, synonyme de qualification directe. Une telle progression libérerait également une place de quota pour un troisième athlète algérien. Dans le cas contraire, le judo national ne pourrait aligner que deux représentants à Los Angeles. Le Slovaque Fizel Marius occupe actuellement la 24e position avec 276 points.
Dris Messaoud et Lili Mohamed El Mehdi devront donc aborder les compétitions africaines de 2027 avec un maximum de sérieux. Les points y seront comptabilisés à 100%, et une médaille d’or continentale en individuel rapporterait 800 points au ranking mondial, un gain susceptible de changer considérablement leur situation.
Pour les judokas algériens encore éloignés du top 50 olympique, la voie reste étroite : il faudra viser le titre africain dans leur catégorie, puis espérer une place par quota. Enfin, une seule sélection africaine se qualifiera pour le tournoi par équipes des Jeux de Los Angeles 2028 : celle qui remportera la compétition continentale.
A Badis.



