HandballOmnisport

Le flou persiste autour de la reprise du championnat

À l’approche du coup d’envoi de la nouvelle saison, l’incertitude continue de planer sur le championnat Excellence de handball.

Alors que plusieurs clubs ont entamé leur préparation depuis plusieurs semaines et attendent désormais de connaître avec précision leur feuille de route, aucune clarification définitive n’est encore venue de la Fédération algérienne de handball concernant la programmation actualisée des compétitions. Une situation qui commence sérieusement à agacer les dirigeants, notamment ceux qui ont fait le choix de préparer leur saison dans les délais initialement annoncés.

Un départ qui tarde à se dessiner

Le calendrier initial de la saison 2026-2027 avait pourtant été communiqué par la FAHB au mois d’août dernier, avec notamment une première journée de l’Excellence messieurs annoncée pour le 18 septembre. Depuis, les incertitudes liées à l’organisation de la reprise et les divergences apparues entre l’instance fédérale et plusieurs présidents de club ont considérablement brouillé la visibilité des formations. La dernière réunion entre la FAHB et les présidents de club n’a pas permis de déboucher sur une solution consensuelle concernant les principaux dossiers qui entourent la reprise. La formule de compétition, les contraintes financières des clubs et les conditions d’organisation du championnat ont notamment alimenté les discussions, sans qu’une décision définitive ne permette de remettre tout le monde sur la même longueur d’onde. Pour les clubs, le problème ne se limite désormais plus à une simple question de calendrier. Une saison sportive se prépare avec plusieurs semaines d’avance. Les entraîneurs doivent établir leur programme de préparation physique et technico-tactique, les joueurs doivent être mobilisés, les stages éventuellement programmés, tandis que les dirigeants doivent anticiper les déplacements, les réservations de salles et l’ensemble des dépenses liées à la compétition. Or, plus le temps passe, plus cette absence de visibilité devient contraignante.

Des clubs qui ont déjà beaucoup investi

Cette situation est d’autant plus mal vécue par les formations qui ont commencé leur préparation très tôt. Certaines équipes ont déjà accumulé plusieurs semaines de travail, avec des séances quotidiennes ou un programme de 4 à 5 entraînements hebdomadaires, en fonction de leurs moyens et de leurs objectifs. Le décalage entre les efforts consentis et l’incertitude entourant la compétition commence forcément à poser problème. Une préparation physique est construite autour d’une échéance. Les charges de travail, les périodes de récupération, les matchs amicaux et la montée en puissance de l’équipe sont normalement planifiés en fonction d’une date précise. Lorsque cette date devient incertaine, c’est toute la préparation qui doit être réajustée.

La question est particulièrement sensible pour les clubs qui ont engagé des dépenses afin de constituer leurs effectifs et de préparer la nouvelle saison. Salaires, déplacements, équipements, stages et frais de fonctionnement représentent des charges importantes pour des formations dont les budgets restent souvent limités. Lors de la dernière rencontre avec la Fédération, plusieurs présidents avaient d’ailleurs fait part de leurs difficultés financières et de leurs préoccupations concernant les conditions dans lesquelles leur équipe doit prendre part au championnat. Certains avaient même évoqué la possibilité d’un boycott si aucune solution concrète n’était trouvée.

A.A

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page