
La boxe algérienne aurait pu faire mieux aux Jeux méditerranéens de Tarente. Toutefois, la fédération se dit satisfaite et optimiste pour l’avenir, d’autant que le podium était très équilibré pour la sélection nationale.
En effet, chez les dames, l’Algérie a placé deux pugilistes sur le podium : Fatiha Mansouri -51 kg a décroché la médaille d’argent, s’inclinant en finale face à l’Espagnole Laura Fuertes, tandis que Djouher Benane -65 kg a remporté le bronze, assurée du podium dès les demi-finales avant de perdre contre la Croate Sara Beram.
Chez les messieurs, trois boxeurs ont atteint le podium : Ismail Bekhsis -65 kg et Mustapha Abdou -80 kg) ont tous deux obtenu l’argent, et Amine Zanaz -55 kg, a complété la moisson avec le bronze, éliminé en demi-finale mais médaillé automatiquement.
Au total, sur les 10 boxeurs engagés (5 hommes, 5 femmes), cinq sont montés sur le podium, soit un taux de réussite de 50%, un chiffre mis en avant par le staff technique comme signe de la profondeur de l’équipe.
Le sélectionneur national, Mohamed Allalou, a qualifié ce bilan de satisfaisant et positif, estimant qu’il constitue une base solide pour un avenir prometteur de la boxe nationale. Il a ajouté que cette prestation reflétait la réussite du plan de renouvellement de l’équipe, les pugilistes ayant affiché, selon lui, un niveau technique élevé face à des adversaires expérimentés. Le médaillé de bronze des JO de Sydney 2000 a également insisté sur la nécessité de poursuivre le soutien aux boxeurs et de mettre à leur disposition les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs lors des prochaines grandes échéances, notamment les Jeux olympiques de Los Angeles 2028.
De son côté, le directeur technique national, Saïd Ibegrachen, a mis en avant l’efficacité technique et tactique de la participation algérienne, soulignant que la présence de cinq boxeurs sur le podium sur dix participants traduisait un taux de réussite de 50%. Il a expliqué que cette compétition constituait une première étape préparatoire, annonçant la mise en place, dès le retour au pays, d’un programme de travail structuré et rigoureux, spécifiquement destiné à préparer en amont les qualifications pour les JO.
Pour le staff, l’enjeu est désormais de capitaliser sur cette dynamique : renforcer la préparation physique et tactique, optimiser la gestion des catégories de poids et intensifier les stages communs hommes-femmes afin de transformer ces podiums en titres lors des prochaines compétitions majeures.
Les Jeux méditerranéens de Tarente auront donc servi de révélateur de potentiel pour boxeurs , avec un équilibre satisfaisant entre résultats dames et messieurs. Avec un taux de médaillés de 50% et des performances régulières sur le ring, la sélection nationale dispose désormais d’une base crédible pour aborder sereinement le cycle olympique menant à Los Angeles 2028, à condition que les moyens annoncés par le sélectionneur et le DTN soient effectivement déployés.
K. M.



