JM : Il s’est illustré, hier, en montant deux fois sur le podium — Fares Touiri offre à l’Algérie une médaille d’or et une de bronze

Hier, Fares Touiri a offert à l’Algérie deux médailles en haltérophilie aux Jeux méditerranéens de Tarente, en remportant l’or à l’arraché et le bronze à l’épaulé-jeté dans la catégorie des 95 kg, le tout malgré une blessure qui a compliqué sa prestation.
Ce double podium, obtenu d’entrée dans la compétition, a donné un élan moral important à la délégation algérienne et confirmé le statut de Touiri comme l’un des fers de lance de l’haltérophilie nationale sur la scène méditerranéenne. Dès son entrée en lice, Fares Touiri a placé la barre très haut en s’imposant à l’arraché avec 169 kg, une performance qui lui a valu la médaille d’or dans cette spécialité. Cette réussite technique et mentale, dans l’environnement tendu d’un grand rendez-vous multinational, a illustré sa capacité à gérer la pression et à produire son meilleur lever au moment décisif.
Dans la foulée, il a enchaîné avec l’épaulé-jeté, où il a décroché la médaille de bronze avec 195 kg, alors qu’il évoluait avec une blessure qui aurait pu le contraindre à l’abstention. Ce bronze, obtenu dans la douleur, prend une valeur symbolique forte : il témoigne de la résilience de l’athlète, de son attachement aux couleurs nationales et de sa volonté de ne rien lâcher, même quand le corps tire la sonnette d’alarme. Au total, ces deux médailles (or et bronze) ont marqué le début de la participation algérienne en haltérophilie à Tarente et ont envoyé un message clair sur les ambitions de l’Algérie dans cette discipline.
Un palmarès continental et arabe qui prépare les grands rendez-vous
Les Jeux méditerranéens ne sont pas une surprise dans le parcours de Fares Touiri ; ils s’inscrivent dans une trajectoire bâtie lors des championnats d’Afrique et des championnats arabes, où il a régulièrement figuré parmi les meilleurs de sa catégorie. Ces compétitions, à la fois exigeantes sur le plan technique et riches en adversaires de niveau mondial (Égypte, Tunisie, Nigeria, etc.), ont servi de laboratoire pour affiner sa préparation et tester ses limites.
Aux championnats d’Afrique seniors, l’Algérie a confirmé ces dernières années sa progression en haltérophilie, avec plusieurs médailles récoltées par ses représentants dans différentes catégories de poids. Dans ce contexte, les performances de Touiri, régulièrement aligné en équipe nationale, ont contribué à asseoir la présence algérienne sur le podium continental, que ce soit à l’arraché, à l’épaulé-jeté ou au total. Son expérience accumulée sur ces championnats lui a permis de développer une lecture fine de la compétition : gestion des essais, adaptation aux barres de qualification, et capacité à rebondir après un premier lever manqué.
Sur le plan arabe, les championnats régionaux ont également constitué un terrain d’expression privilégié pour Touiri, face à une concurrence dense venue du Golfe, du Maghreb et du Machrek. Ces rendez-vous, souvent très relevés techniquement, l’ont contraint à hausser son niveau de régularité et à travailler la stabilité de ses gestes sous charge maximale. C’est dans ce creuset qu’il a consolidé les bases qui lui ont ensuite permis de briller sur des scènes plus larges, comme les Jeux méditerranéens, où la densité de valeur est encore supérieure.
Pour Fares Touiri lui-même, ce double succès à Tarente, couronné par un bronze héroïque malgré la blessure, vient enrichir un palmarès déjà nourri par les championnats d’Afrique et arabes. Il consolide son statut de référence nationale en haltérophilie et ouvre la porte à de nouveaux objectifs, sur le plan continental comme méditerranéen, avec en toile de fond l’ambition de voir l’Algérie peser encore plus lourd dans la balance des grandes compétitions à venir.
K. M.



