Jeux olympiques de la jeunesse, Dakar-2026 — Des résultats encourageants pour les athlètes algériens

Malgré quelques éliminations précoces, la délégation algérienne engagée aux Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Dakar-2026 affiche un bilan globalement encourageant.
Entre qualifications en finale, places d’honneur et défaites obtenues face à des adversaires solides, les jeunes représentants de l’Algérie ont démontré qu’ils disposent d’un réel potentiel à développer pour l’avenir. La compétition, qui réunit la jeune élite mondiale dans la capitale sénégalaise, constitue ainsi une expérience précieuse pour ces athlètes appelés à porter les couleurs nationales lors des prochaines échéances internationales.
Une participation riche d’enseignements
Si certains de nos athlètes ont déjà quitté la compétition, leurs performances ne doivent pas être réduites à de simples éliminations. Plusieurs d’entre eux ont échoué au pied du podium ou se sont hissés en finale, prouvant leur capacité à rivaliser avec les meilleurs espoirs de leur génération.
Ces JOJ de Dakar offrent aux jeunes athlètes un cadre exceptionnel : une organisation de niveau olympique, une forte densité de concurrents et une exposition internationale essentielle à leur progression. Pour l’Algérie, chaque participation, même sans médaille, représente un capital d’expérience à valoriser dans la perspective des prochains championnats continentaux, mondiaux et, à terme, des Jeux olympiques seniors.
Les pouvoirs publics, et à travers l’orientation affichée en faveur du sport et de la formation des talents, continuent d’accompagner les athlètes à travers les moyens mis à leur disposition. Les résultats obtenus à Dakar montrent toutefois que l’enjeu désormais majeur consiste à transformer ce potentiel en performances régulières et en médailles lors des grandes compétitions.
En tennis de table, Tania Morice a vu son parcours s’arrêter en simple féminin, en inclinant face à la Hongkongaise Su Tsz Tung sur le score de 4 manches à 1.
Après un bon passage lors des phases de qualification, Morice est tombée sur une adversaire plus expérimentée et plus régulière dans les échanges. Cette défaite ne doit toutefois pas occulter la qualité de son parcours, d’autant que l’Algérie avait déjà montré de belles choses dans la discipline, notamment avec la victoire du double mixte formé par Aylan Goudjil et Tania Morice face à l’Équateur, avant une élimination face au Venezuela.
En équitation, le cavalier algérien Younes Mohamed Faradj a occupé la 15e place à l’issue des premières qualifications de saut d’obstacles. Un classement honorable dans une discipline exigeante, où la moindre faute peut coûter très cher.
La natation algérienne a livré l’un des aspects les plus positifs de cette participation. Le nageur Houd Abbed s’est qualifié pour la finale du 100 m dos après avoir terminé huitième des séries, signant ainsi une performance importante à ce niveau de la compétition.
De son côté, Turki a pris la huitième place de la finale du 100 m nage libre messieurs, en 51 secondes 45. Ce chrono, réalisé en finale des JOJ, traduit un potentiel réel et une marge de progression importante pour un nageur encore jeune. Dans une épreuve aussi relevée, atteindre la finale constitue déjà une récompense et une expérience déterminante.
Le wushu kung-fu a également souri à l’Algérie. Alioua Maria Warda s’est qualifiée pour la phase finale de l’épreuve de la prise du Nord, après avoir occupé la 7e place avec un total de 8,376 points.
En judo, Dounia Berhoual, engagée dans la catégorie des moins de 63 kg, a frôlé le podium. Elle a finalement perdu le combat pour la médaille de bronze face à l’Indonésienne Fatimah Sashenka.
Un projet de futurs champions
Le bilan provisoire de la délégation algérien à Dakar-2026 ne se mesure donc pas uniquement au nombre de médailles. Il se lit aussi dans les finales atteintes, les qualifications obtenues, les places d’honneur et les combats disputés jusqu’au bout. Houd Abbed, Turki, Alioua Maria Warda, Younes Mohamed Faradj, Tania Morice et Dounia Berhoual ont chacun apporté une pierre à l’édifice.
Ces Jeux olympiques de la jeunesse doivent désormais servir de tremplin. L’enjeu pour la fédération concernée, les entraîneurs et les instances sportives nationales sera de capitaliser sur cette expérience.
K. M.



