Omnisport

JEUX MÉDITERRANÉENS — L’Algérie aux JM : un demi-siècle de succès et beaucoup de champions

Le coup d’envoi de la 20e édition des Jeux méditerranéens de Tarente sera donné demain, 21 août, pour une quinzaine de jours de compétition, jusqu’au 3 septembre 2026. La délégation sportive algérienne compte 386 membres, dont 265 athlètes (163 hommes et 102 femmes) qui concourront dans 27 disciplines sur les 33 inscrites au programme officiel des Jeux.

L’Algérie dispose ainsi de la deuxième plus importante délégation, derrière le pays hôte, un chiffre qui témoigne de l’importance accordée à cette participation. Les responsables algériens s’appuient sur l’organisation réussie de l’édition d’Oran 2022, ainsi que sur les belles prestations réalisées par l’ensemble des athlètes nationaux. Zoubida Bouyacoub a été désignée responsable de la délégation algérienne à Tarente. Sur le plan de l’hébergement, les membres de la délégation prendront leurs quartiers à bord de deux navires de croisière de grande capacité, amarrés dans une base navale. L’Algérie vise une bonne moisson de médailles, égale ou supérieure à celle récoltée lors de l’édition d’Oran 2022. Désormais, les projecteurs seront braqués sur Tarente pour cette 20e édition. L’Italie accueille les Jeux méditerranéens pour la quatrième fois, après Naples 1963, Bari 1997 et Pescara 2009.

Du 21 août au 3 septembre, près de 5 000 athlètes représentant 26 nations s’affronteront dans 30 sports. L’athlétisme, la natation, le judo, l’escrime, le handball, le football, le volley-ball, le tennis de table, le badminton, l’aviron, le canoë-kayak, la voile et le basket 3×3 figurent notamment au programme. Des disciplines non olympiques, telles que la nage avec palmes, le sport de boules, le padel et le roller de vitesse, y sont également inscrites. Le stade Erasmo-Iacovone accueillera les cérémonies d’ouverture et de clôture. Depuis plus de cinq décennies, l’Algérie a marqué de son empreinte les Jeux méditerranéens, s’imposant progressivement parmi les nations les plus titrées de cette grande manifestation sportive. Au fil de ses participations, elle a écrit de nombreuses pages de succès grâce à des athlètes qui ont hissé haut les couleurs nationales dans différentes disciplines.

De sa première apparition dans les années 1960 à la dernière édition organisée à Oran en 2022, les Jeux méditerranéens sont devenus un véritable miroir de l’évolution du sport algérien et de sa capacité à rivaliser avec les meilleures écoles sportives du bassin méditerranéen. La première participation officielle de l’Algérie remonte aux Jeux de Tunis, en 1967, où la délégation nationale avait remporté trois médailles de bronze. À cette époque, le sport algérien effectuait encore ses premiers pas sur la scène internationale, quelques années seulement après l’Indépendance. Quatre ans plus tard, l’Algérie a participé aux Jeux d’Izmir, en Turquie, en 1971, avec une seule médaille de bronze, poursuivant ainsi la construction de ses sélections nationales et l’acquisition d’expérience dans les différentes disciplines.

L’année 1975 a constitué une étape historique, puisque l’Algérie accueillait, pour la première fois, les Jeux méditerranéens. Le succès ne s’est pas limité à l’organisation : il s’est également traduit par les performances des athlètes algériens, qui ont remporté 20 médailles, dont quatre en or, sept en argent et neuf en bronze. Un bilan qui confirmait l’entrée du sport national dans une nouvelle phase, davantage tournée vers la conquête des titres. Les participations algériennes se sont poursuivies lors des éditions de Split en 1979 et de Casablanca en 1983. La délégation nationale a décroché 16 médailles lors de la première, dont une en or, puis 14 médailles lors de la seconde, dont quatre en or. Elle a ensuite poursuivi sa progression lors des Jeux de Lattaquié, en Syrie, en 1987, avec 12 médailles, dont cinq en or, ouvrant ainsi la voie à l’une des périodes les plus florissantes de l’histoire du sport algérien.

Sadek B.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page