
Après avoir décroché une précieuse médaille de bronze au dernier Championnat d’Afrique des nations et, surtout, validé son billet pour le Mondial 2027 en Pologne, la sélection algérienne masculine de volley-ball s’apprête à renouer avec la compétition arabe. Les Verts seront présents à Amman, en Jordanie, à l’occasion de la 24e édition du Championnat arabe des nations, prévue du 4 au 14 octobre, avec une compétition qui débutera officiellement le 6 octobre, selon les dernières informations communiquées par l’organisation.
Cette participation intervient dans un contexte particulier pour le Six national. Quelques jours seulement après son parcours réussi à Tunis, ponctué par une troisième place africaine et une qualification historique pour le prochain Mondial, la Fédération algérienne de volley-ball a choisi de donner une nouvelle dimension à ce rendez-vous arabe. L’objectif n’est pas uniquement de viser le résultat, mais également de poursuivre le travail de renouvellement de l’effectif et de permettre à plusieurs jeunes éléments de se confronter à un niveau international.
Une sélection entre jeunesse et expérience
Pour ce rendez-vous, le staff national mise ainsi sur un groupe mêlant des joueurs espoirs et quelques éléments ayant récemment évolué avec l’équipe A. Une formule qui doit permettre aux jeunes de franchir un nouveau palier en accumulant du temps de jeu et de l’expérience, tout en offrant aux joueurs confirmés l’occasion de maintenir le rythme de la compétition. Cette mission est confiée à Malek Radji, sélectionneur de l’équipe nationale espoirs et membre du staff qui avait accompagné les Verts lors du Championnat d’Afrique en Tunisie. Le technicien connaît donc une partie importante du groupe et pourra s’appuyer sur l’expérience acquise au cours du récent rendez-vous continental. Cette orientation s’inscrit également dans la volonté affichée par l’instance fédérale de multiplier les occasions de compétition pour ses différentes sélections. L’idée est de profiter des rendez-vous régionaux et arabes pour élargir le réservoir de l’équipe A, tout en préparant progressivement la relève.
Une configuration revue après plusieurs retraits
La 24e édition aura par ailleurs une configuration différente de celle initialement envisagée. L’Égypte et la Tunisie ont finalement renoncé à participer, tandis que la Palestine s’est également retirée. La liste des engagés s’est ainsi réduite à six sélections : la Jordanie, pays hôte, l’Algérie, Oman, le Koweït, Bahreïn et l’Arabie saoudite. Les rencontres se joueront à l’Arena Hall de la Cité sportive Hussein, à Amman, dans un tournoi qui offrira aux différentes sélections une nouvelle occasion de mesurer leur niveau. L’absence de la Tunisie, fraîchement sacrée championne d’Afrique à Tunis, et de l’Égypte, éliminée justement par l’Algérie en quarts de finale du rendez-vous continental, modifie forcément le paysage de cette édition. Les Verts devront néanmoins composer avec des adversaires qui connaissent bien les joutes arabes, à l’image de Bahreïn et de l’Arabie saoudite.
L’Algérie à la recherche d’un nouveau sacre
Sur le plan historique, l’Algérie possède déjà une solide expérience dans cette compétition. Les Verts comptent deux titres arabes, remportés en 1996 et 1998, auxquels s’ajoutent trois médailles d’argent et trois de bronze. La Tunisie demeure la nation la plus titrée, avec huit sacres, devant l’Égypte, avec quatre, et Bahreïn, avec trois. Lors de la précédente édition, disputée à Manama en 2024, c’est justement Bahreïn qui avait été sacré, en dominant le Qatar en finale (3-1). À Amman, l’Algérie tentera donc d’écrire un nouveau chapitre de son histoire dans cette compétition. Avec une génération appelée à prendre progressivement le relais et quelques éléments expérimentés pour l’accompagner, le rendez-vous jordanien constituera autant une bataille pour les résultats qu’une étape supplémentaire dans la construction du futur Six national.
N. E.



