Domenicali entre urgences du calendrier et vision d’avenir — Entre Grands Prix menacés et retour des V8, la F1 à la croisée des chemins

La Formule 1 traverse une période charnière. Confronté aux conséquences du conflit au Moyen-Orient, le président de la F1, Stefano Domenicali, a reconnu qu’il serait impossible de reprogrammer à la fois les Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite, annulés plus tôt cette saison. Si un créneau demeure disponible à l’automne, récupérer les deux manches apparaît désormais irréaliste. La discipline travaille donc sur plusieurs scénarios de secours, d’autant que les épreuves du Qatar et d’Abou Dhabi pourraient également être menacées en cas de prolongation de la crise régionale.
Parallèlement à ces défis organisationnels, la F1 réfléchit déjà à son avenir technique. Domenicali s’est ainsi déclaré totalement favorable au retour des moteurs V8 turbocompressés alimentés par des carburants durables, une orientation également soutenue par le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem. Ce dernier estime qu’un retour dès 2030 est envisageable, alors que le règlement actuel court jusqu’en 2031.
Après avoir misé sur une hybridation accrue, dont les résultats ne répondent pas pleinement aux attentes, la discipline semble vouloir renouer avec des moteurs plus légers, plus simples et plus spectaculaires. Entre contraintes géopolitiques et révolution technique annoncée, la Formule 1 prépare déjà son prochain tournant.
Djaffar KHODJA



