
L’équipe nationale féminine algérienne de tennis a entamé sa campagne à la Billie Jean King Cup 2026 (Groupe III Afrique) par une défaite qui laisse des enseignements et plusieurs points d’interrogation sur la suite de la compétition.
Opposées à la Tunisie lors de la première journée de la poule B, les protégées d’Aïda Baïra se sont inclinées sur le score sans appel de 3-0, lundi dernier, sur les courts du National Tennis Centre de Gaborone, au Botswana. Cette rencontre, attendue par les supporters algériens et suivie avec attention par les observateurs régionaux, devait permettre aux « Vertes » de lancer idéalement leur parcours. Au final, il s’est avéré que la Tunisie, mieux organisée et plus réaliste dans les moments clés, a su imposer son rythme et capitaliser sur les occasions créées, laissant l’Algérie chercher des réponses.
Ce premier revers a compliqué la mission des Algériennes dans une poule particulièrement relevée, où figurent également le Ghana et le Kenya. La défaite donne une importance accrue aux prochaines rencontres puisque, dans ce format de compétition, chaque point compte et les confrontations directes peuvent peser lourd au moment du départage. Toutefois, rien n’est encore perdu : les « Vertes » ont réagi hier lors de leur seconde sortie, l’emportant face au Ghana sur le score de 2-1 et conservant leurs chances de terminer à la première place, seule qualificative pour la phase finale de la compétition.
La Tunisie confirme son statut
Considérée comme l’une des équipes les plus expérimentées du Groupe III africain, la Tunisie a confirmé son rang en dominant les débats dès les premiers échanges. Les Tunisiennes ont fait preuve d’une grande maîtrise technique et d’une gestion efficace des moments décisifs, notamment lors des échanges prolongés et des jeux à enjeu. Leur tactique, basée sur un service solide, des retours agressifs et une bonne coordination en double, a mis à mal les plans de jeu algériens. Les Tunisiennes ont remporté les deux simples avant de conclure leur succès lors du double, s’adjugeant ainsi les trois points de la confrontation. Dans les simples, elles ont su imposer leur jeu, profiter des fautes directes adverses et convertir les rares opportunités créées. Le double, souvent décisif dans ce genre de format, a été maîtrisé grâce à une entente manifeste entre les deux joueuses tunisiennes, qui ont su alterner montées au filet et placements profonds pour verrouiller les échanges. Face à une formation habituée aux compétitions continentales, les Algériennes ont tenté de rivaliser, mais elles n’ont pas réussi à inverser le cours de la rencontre. Malgré leur combativité, elles ont dû reconnaître la supériorité de leurs adversaires du jour, tant sur le plan collectif que sur le plan de l’expérience pour gérer les moments chauds de la rencontre.
Walim Mansouri



