Dans le cadre de la préparation aux Jeux méditerranéens de Tarente, la sélection féminine algérienne de handball s’apprête à franchir une étape importante de son programme estival. Les joueuses du nouveau sélectionneur, Hadj Abderrahmene Hamedri, disputeront, les 5 et 7 août prochains, deux rencontres amicales face à la Tunisie, à Grombalia puis à Hammamet, deux villes relevant du gouvernorat de Nabeul.
Une double confrontation qui intervient à un moment charnière, à moins de trois semaines du coup d’envoi de l’échéance méditerranéenne, et qui doit permettre au staff technique d’affiner ses derniers choix avant l’entrée en compétition.
Cette tournée en Tunisie s’inscrit dans une logique de montée en puissance progressive. Après une première phase de travail consacrée à la remise en condition physique, à la reprise des automatismes et à l’appropriation des consignes du nouvel encadrement, la sélection nationale aborde désormais le temps des vérifications grandeur nature. Le staff technique souhaite ainsi profiter de ces deux tests pour mesurer l’état réel de préparation du groupe, évaluer le degré de cohésion entre les joueuses et corriger, si nécessaire, les derniers déséquilibres repérés à l’entraînement.
Un test révélateur pour le staff technique
Le choix de la Tunisie comme adversaire de préparation apparaît, à cet égard, particulièrement pertinent. Habituée aux joutes internationales et régulièrement présente parmi les valeurs sûres du handball africain, la sélection tunisienne offrira à l’Algérie un adversaire d’un niveau suffisamment relevé pour constituer un véritable révélateur. Face à une formation réputée pour son engagement, sa rigueur tactique et son expérience, les Algériennes auront l’occasion de se confronter à l’intensité d’une compétition de haut niveau, tout en testant les solutions travaillées depuis le début du regroupement.
Au-delà du résultat brut, l’enjeu de ces deux matchs amicaux est d’abord collectif. Il s’agit pour le staff de voir comment le groupe réagit dans la difficulté, comment il gère les temps faibles, et dans quelle mesure les schémas de jeu se mettent en place dans des conditions proches de celles de la compétition officielle. Ce type de confrontations permet également d’offrir du temps de jeu à l’ensemble de l’effectif, afin d’évaluer la profondeur du banc et de donner à chacune la possibilité de prendre ses repères dans un contexte exigeant.
Un stage de deux jours avant le départ en Tunisie
Avant de rejoindre la Tunisie, la sélection algérienne a d’ailleurs entamé, hier matin, un regroupement à Alger. Ce stage de courte durée, limité à 48 heures, a pour vocation de remettre les joueuses dans le rythme, de finaliser les derniers ajustements techniques et de procéder aux ultimes vérifications avant le départ. La délégation rejoindra ensuite la Tunisie, demain, où elle poursuivra sa préparation avant d’aborder ces deux rencontres amicales face à la sélection locale. Pour cette opération, Hadj Abderrahmene Hamedri a retenu un groupe de 19 joueuses, appelé à défendre les couleurs nationales lors de cette phase décisive.
L’objectif affiché est clair : arriver à Tarente avec un collectif prêt à rivaliser. Le tournoi féminin des Jeux méditerranéens se disputera sous la forme d’une poule unique, rassemblant notamment l’Algérie, la Tunisie, la Grèce, l’Italie et la Macédoine du Nord. Dans une formule où chaque rencontre pèsera lourd, les Algériennes n’auront pas le droit à l’erreur et devront rapidement trouver le bon rythme pour espérer jouer leur carte à fond.
Dans cette configuration, les deux tests face à la Tunisie revêtent une importance particulière. Ils constituent une répétition générale, un ultime banc d’essai avant l’entrée en lice à Tarente, prévue du 21 août au 3 septembre. Le staff espère en tirer les enseignements nécessaires pour disposer, au moment venu, d’un groupe compétitif, solidaire et capable de se hisser au niveau requis par une compétition de cette envergure.
A.A



