
La boxe algérienne a écrit l’une des plus belles pages de son histoire à l’occasion des Championnats du monde de boxe des moins de 19 ans, organisés à Budva, au Monténégro, du 16 au 27 octobre 2026. En décrochant trois médailles de bronze lors de cette même édition, l’Algérie a réalisé un exploit inédit, qui témoigne de la progression remarquable de sa nouvelle génération de pugilistes.
Pour la première fois de son histoire, la sélection algérienne a ainsi ramené trois médailles mondiales d’une même édition des Championnats du monde chez les jeunes, dont deux remportées par des boxeuses. Ce bilan constitue une avancée majeure pour la discipline et confirme la montée en puissance des jeunes talents algériens sur la scène internationale.
Les trois médailles algériennes ont été obtenues par Bessma Bahri, dans la catégorie des 57 kg chez les filles, Hanane Daouadji, dans celle des 70 kg chez les filles, et Riad Belhaidouche, dans la catégorie des 50 kg chez les garçons. Les trois boxeurs ont atteint les demi-finales de leurs épreuves respectives, se garantissant ainsi une médaille de bronze avant les dernières confrontations.
Bessma Bahri a réalisé l’un des parcours les plus marquants de la délégation algérienne. Après avoir créé la sensation en éliminant l’Ouzbèke Robiya Ravshanova, elle a poursuivi sa route jusqu’au dernier carré, où elle a été stoppée par la Russe Anastasia Golunova, championne d’Europe et l’une des favorites de la compétition.
Hanane Daouadji a également livré une compétition solide et déterminée dans la catégorie des 70 kg. Sa médaille de bronze illustre la qualité du travail accompli par les boxeuses algériennes, longtemps moins visibles sur la scène mondiale, mais qui affirment désormais leur présence parmi les meilleures formations internationales.
Chez les garçons, Riad Belhaidouche a confirmé son excellent état d’esprit et son niveau technique dans la catégorie des 50 kg. Son accession aux demi-finales lui a permis d’offrir à l’Algérie une troisième médaille mondiale, complétant ainsi un palmarès historique pour la boxe algérienne dans cette compétition.
Le parcours remarquable de Sahraoui
Au-delà des trois médailles, la participation algérienne a également été marquée par la belle prestation d’Ismaïl Sahraoui, dans la catégorie des moins de 60 kg. Le jeune boxeur algérien a atteint les quarts de finale après un parcours convaincant, couronné par une victoire de prestige face au vice-champion du monde américain David Arreta, sur le score de 4 voix à 1. En quart de finale, Sahraoui s’est incliné face à l’Irlandais Kalib Walshe, futur médaillé, sur un score de 5-0. Malgré cette défaite, il quitte la compétition avec la cinquième place mondiale, un résultat honorable qui confirme son potentiel et celui de la génération montante de la boxe algérienne.
Un travail de longue haleine
Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard. Ils sont le résultat d’un travail de fond mené depuis plusieurs années par les entraîneurs, les cadres techniques, les dirigeants de la Fédération algérienne de boxe et l’ensemble des structures de formation. La rigueur, la discipline, la persévérance et l’engagement des jeunes boxeurs ont permis à l’Algérie de rivaliser avec des écoles de boxe parmi les plus performantes au monde.
Cet exploit de Budva doit également servir de levier pour l’avenir. Il démontre que l’Algérie dispose d’un vivier de talents capables de briller dans les compétitions internationales, à condition de poursuivre les investissements dans la détection, la préparation physique, l’encadrement technique et la participation régulière aux tournois internationaux.
K. M.

