Alger, capitale africaine du ju-jitsu

Le choix d’Alger pour abriter cette importante compétition continentale permet également au ju-jitsu algérien de bénéficier d’une belle exposition sur la scène africaine. La présence de plus de 250 athlètes et de plusieurs délégations étrangères à la coupole Mohamed-Boudiaf témoigne de l’intérêt grandissant porté à cette discipline sur le continent. Pour la sélection algérienne, l’enjeu est de confirmer les résultats enregistrés chez les seniors et permettre aux jeunes catégories de se mesurer à une opposition internationale. Les performances réalisées depuis le début de la compétition montrent, en tout cas, que les représentants algériens sont bel et bien au rendez-vous. Après les 3 médailles d’or, 7 d’argent et 2 de bronze décrochées jeudi, puis les 4 nouvelles médailles obtenues vendredi, l’Algérie dispose déjà d’un bilan conséquent avant les dernières journées de compétition.
Une discipline aux racines anciennes
Le ju-jitsu, art martial traditionnel japonais, possède une histoire ancienne. Né au Japon, il a influencé au fil des siècles le développement de plusieurs autres disciplines de combat. Le judo, le karaté et le taekwondo ont notamment développé certaines de leurs techniques et philosophies à partir de traditions martiales japonaises, même si leurs évolutions et leurs histoires respectives sont distinctes. À Alger, cette édition des championnats d’Afrique offre donc une nouvelle vitrine à cette discipline et permet aux athlètes des différentes générations de se retrouver autour d’un même rendez-vous continental. Pour l’Algérie, qui a démarré la compétition sur les chapeaux de roue, les deux dernières journées devraient permettre de connaître le bilan définitif de cette participation et, surtout, de mesurer la progression de la relève nationale face aux meilleurs spécialistes africains.
A.A



