Le président de la Fédération rend le tablier — La balle dans le camp du bureau fédéral

Le président de la Fédération algérienne de karaté, Réda Benkadour, aurait démissionné de son poste, selon des informations en provenance de sources proches de la Fédération. Une décision qui, si elle est entérinée par le bureau fédéral, ouvrira une période sensible pour la gouvernance d’une discipline qui traverse pourtant l’une des phases les plus prometteuses de son histoire récente.
Conformément aux statuts fédéraux, Réda Benkadour devra formaliser sa démission devant le bureau fédéral, appelé à se réunir prochainement en session ordinaire. Le collège dirigeant disposera alors de deux options : accepter le départ du président et engager le processus institutionnel qui en découle, notamment la convocation d’une Assemblée générale extraordinaire (AGEX), ou refuser la démission et demander au président de poursuivre son mandat.
En cas d’acceptation, le bureau fédéral devra également désigner un intérimaire chargé d’assurer la continuité de la gestion fédérale jusqu’à l’Assemblée générale élective, appelée à élire un nouveau président. Cette étape sera déterminante pour préserver la stabilité administrative de la Fédération, éviter tout vide décisionnel et accompagner la sélection nationale dans une période cruciale, marquée notamment par les Championnats du monde de karaté. Reste désormais à savoir si le bureau fédéral entérinera la démission de Réda Benkadour lors de sa prochaine réunion, dont la date devrait être communiquée ultérieurement. Sa décision aura des conséquences directes sur l’organisation interne de la Fédération, sur le calendrier électoral et sur la conduite des dossiers sportifs dans les semaines à venir.
Si la démission est acceptée, la Fédération devra rapidement mettre en place un mécanisme de transition, avec la désignation d’un président par intérim et l’organisation d’une Assemblée générale extraordinaire. Ce processus devra aboutir, à terme, à une Assemblée générale élective chargée de choisir un nouveau président et de redéfinir les orientations de la discipline. Si, en revanche, le bureau fédéral refuse la démission, Réda Benkadour devrait poursuivre son mandat à la tête de l’instance fédérale. Une issue qui permettrait de préserver une forme de continuité, mais qui ne manquerait pas de relancer le débat sur l’avenir institutionnel du karaté algérien et sur les modalités de succession à moyen terme.
Quelle que soit l’issue de cette crise interne, le karaté algérien amorce un virage décisif, entre des résultats sportifs en nette progression, des athlètes capables de viser les podiums mondiaux et une Fédération appelée à trancher sur l’avenir de son président
K. M.



