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Le sélectionneur national de l’équipe féminine de handball dévoile les ambitions avant la CAN — Hadj Hamedri : « Notre premier objectif est de nous qualifier au prochain Mondial »

À l’occasion de la fenêtre internationale de l’IHF, prévue du 18 au 25 octobre, la sélection nationale féminine de handball effectue un premier stage de préparation en vue de la prochaine Coupe d’Afrique des nations prévue en Tunisie. Ce regroupement permettra au staff technique de travailler les automatismes entre les joueuses évoluant dans le Championnat national et celles établies en France. Dans cet entretien, le sélectionneur national, Abderrahmane Hadj Hamedri, revient sur les objectifs de ce stage et les ambitions algériennes à l’approche du rendez-vous continental.

La sélection nationale féminine entame un stage du 18 au 25 octobre, à l’occasion de la fenêtre internationale de l’IHF. Quel est l’objectif de ce regroupement ?

Ce stage constitue une première étape importante dans notre préparation. Nous disposons de huit jours pour travailler avec un groupe composé de joueuses évoluant dans le championnat algérien et d’autres qui jouent en France. L’objectif principal est de renforcer la cohésion entre ces deux groupes et de mettre en place les principes de jeu que nous souhaitons appliquer en compétition. Même si certaines joueuses se connaissent déjà, il est indispensable de consacrer du temps au travail collectif, notamment sur les plans technique et tactique. Nous devons profiter de cette fenêtre internationale pour avancer dans notre préparation et construire progressivement une équipe compétitive.

Votre liste comprend huit joueuses évoluant en France, avec notamment le retour des sœurs Yelles, Cerine et Ludmila. Comment avez-vous composé ce groupe ?

Nous avons convoqué huit joueuses évoluant dans le championnat français, dont les sœurs Yelles, qui effectuent leur retour en sélection. Nous avons également retenu 14 joueuses issues du Championnat national, parmi lesquelles plusieurs éléments qui avaient été sélectionnés lors des Jeux méditerranéens disputés à Tarente, en Italie. L’idée est de réunir les meilleures joueuses disponibles et de donner au staff technique la possibilité de travailler avec un groupe élargi.

Comment comptez-vous exploiter ces huit jours, sachant que les joueuses évoluant à l’étranger n’ont pas forcément les mêmes automatismes que celles du championnat national ?

C’est justement l’un des principaux objectifs de ce stage. Les joueuses évoluant en France n’ont pas encore suffisamment de cohésion avec les éléments du championnat national. Nous devons donc effectuer un travail de fond pour harmoniser notre jeu et améliorer les automatismes. Nous allons insister sur les aspects technique et tactique, car nous avons besoin d’une équipe capable de jouer collectivement, avec des repères communs. Le temps est relativement court, mais nous devons en tirer le meilleur profit. Ce regroupement est une occasion importante pour avancer dans la mise en place de notre projet de jeu.

Avez-vous prévu des matchs amicaux durant cette période ?

Nous avons programmé quatre rencontres face à des équipes des moins de 19 ans. Ce choix répond à une volonté de disposer d’un meilleur rapport de force et d’oppositions susceptibles de mettre nos joueuses en difficulté. L’objectif est de les confronter à des situations proches de celles qu’elles pourront rencontrer en compétition, notamment dans les duels et les phases de jeu. Ces matchs nous permettront également d’appliquer les principes tactiques travaillés durant le stage, d’évaluer les progrès réalisés et d’identifier les aspects qui nécessitent encore des améliorations.

Quel sera le programme de la sélection après ce premier regroupement, avant la Coupe d’Afrique des nations en Tunisie ?

Un deuxième stage est prévu à la fin du mois de novembre, à partir du 23, et devrait s’étaler jusqu’au 2 décembre. Il s’agira d’un rendez-vous important, puisque nous entrerons dans la dernière ligne droite avant la CAN. Nous profiterons de cette période pour poursuivre le travail collectif et disputer également des matchs amicaux. Ce sera aussi l’occasion d’évaluer définitivement les joueuses et de dévoiler la liste finale de celles qui participeront à la compétition continentale. Nous devons donc utiliser les deux regroupements pour améliorer notre niveau de jeu et arriver en Tunisie avec un groupe prêt à défendre les couleurs nationales.

Quelles seront les ambitions de la sélection lors de cette CAN, au regard de la concurrence qui s’annonce importante ?

La concurrence sera effectivement très relevée. Plusieurs sélections progressent et affichent de nouvelles ambitions, notamment la Guinée, la Tunisie et l’Égypte, sans oublier l’Angola, qui reste une référence du handball africain. Notre premier objectif est de décrocher la qualification au prochain Championnat du monde. C’est une priorité fixée par la Fédération et nous sommes conscients de l’importance de cette mission. Nous savons que la tâche ne sera pas facile, mais nous allons aborder cette CAN avec la volonté d’obtenir notre qualification. Nous devons rester ambitieux tout en étant réalistes sur le travail qui nous attend.

La sélection féminine a souvent terminé loin du podium lors des dernières éditions. Comment expliquez-vous les difficultés rencontrées par la sélection pour retrouver les premiers rôles ?

Il faut reconnaître que nous avons accumulé du retard ces dernières années. Cette situation ne favorise pas suffisamment la progression des joueuses et rend le travail de la sélection plus compliqué. Lorsqu’une joueuse évolue dans un championnat où les rapports de force sont limités, elle n’est pas toujours préparée aux exigences des grandes compétitions internationales. Nous devons donc essayer de combler ces lacunes au niveau de la sélection, tout en sachant que le travail effectué en quelques jours ne peut pas remplacer celui qui doit être accompli régulièrement dans les clubs.

Vous évoquez également des insuffisances sur le plan physique. Est-ce aujourd’hui l’un des principaux chantiers de votre équipe ?

Oui, nous avons un véritable problème sur le plan physique. Certaines joueuses manquent de condition physique et de combativité, ce qui se ressent dans les duels, les rapports de force et les situations de pénétration face aux défenses adverses. Il devient alors difficile de prendre l’avantage sur l’adversaire et de trouver des solutions lorsque le jeu se durcit. Ces insuffisances compliquent notre travail, car nous sommes parfois obligés de consacrer davantage de temps à l’amélioration des qualités individuelles, notamment techniques et physiques, alors que le travail en sélection doit surtout nous permettre de développer les automatismes et les mécanismes collectifs.

Malgré ces difficultés, restez-vous optimiste quant aux chances de l’Algérie de se qualifier au prochain Mondial ?

Je reste optimiste. Nous connaissons les difficultés et nous savons que nous avons beaucoup de travail à accomplir, mais nous devons avancer avec détermination. La qualification au prochain Mondial constitue notre objectif prioritaire et nous allons tout mettre en œuvre pour l’atteindre. Nous devons profiter de chaque stage, améliorer notre cohésion et permettre aux joueuses de progresser dans les domaines où elles rencontrent des difficultés. La mission s’annonce difficile, mais nous n’avons pas le droit de renoncer à nos ambitions. Nous allons préparer cette CAN avec sérieux et aborder la compétition avec la volonté de décrocher notre qualification pour le prochain Championnat du monde.

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