
Les qualifications pour l’AfroCan 2027 devraient constituer la première véritable échéance compétitive de ce nouveau cycle. La phase finale de la compétition est prévue entre mars et mai 2027, la date précise devant être arrêtée par la Fédération algérienne de basket-ball. Cela laisse encore plusieurs mois au staff national pour préparer son groupe. Mais ce délai ne doit surtout pas conduire à repousser le travail. Au contraire, le regroupement de novembre doit permettre de lancer concrètement la préparation de cette échéance. Il s’agira de commencer à identifier les joueurs sur lesquels le sélectionneur pourra compter, de travailler les principes collectifs et de définir progressivement une ossature.
Une sélection qui doit retrouver une dynamique
Le projet d’Ali Bouziane dépasse ainsi le simple cadre d’une qualification à une compétition. Après plusieurs années durant lesquelles la sélection nationale a connu des périodes d’activité irrégulières, l’ambition est désormais de remettre en place un véritable cycle de travail. Les stages doivent devenir réguliers. Le groupe doit être suivi sur la durée. Les jeunes joueurs doivent pouvoir intégrer progressivement la sélection. Et les éléments confirmés doivent être placés dans un environnement qui leur permet de progresser collectivement. Le prochain regroupement de novembre représente précisément une nouvelle pierre dans cette construction. Il ne s’agira pas de tirer des conclusions définitives sur la valeur de cette équipe. Mais il permettra au staff de franchir une étape supplémentaire dans l’identification du groupe appelé à porter le projet national.
Novembre pour préparer le printemps
Avec la Libye sur la route de l’AfroCan, la sélection algérienne sait déjà que la tâche ne sera pas simple. Le niveau du championnat libyen, illustré par les performances récentes d’Al Ahli Tripoli sur la scène africaine et internationale, constitue un avertissement sérieux. Mais cette opposition représente également une excellente occasion pour l’Algérie de mesurer les progrès accomplis. Le mois de novembre doit donc être considéré comme le véritable point de départ de cette préparation. Pas comme un simple stage supplémentaire, mais comme la première étape concrète vers une campagne de qualification qui se jouera quelques mois plus tard. Pour Ali Bouziane, le défi sera désormais de transformer les différentes expériences accumulées depuis le début du projet en un collectif cohérent, compétitif et capable de répondre aux exigences d’une échéance continentale. L’AfroCan 2027 se jouera au printemps prochain. Pour l’Algérie, sa préparation commence dès maintenant.
Walim Mansouri



