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Ouikene : « Depuis le début, je n’avais que cette médaille d’or en tête »

La karatéka algérienne Célia Ouikene a confirmé son statut de championne en décrochant la médaille d’or aux Jeux méditerranéens de Tarente 2026. Déjà sacrée à Oran en 2022, l’Algérienne signe ainsi une deuxième consécration méditerranéenne. Dans cet entretien, elle revient sur son parcours, la difficulté de la compétition, sa finale disputée face à l’Italienne devant son public et cette volonté permanente de représenter dignement les couleurs nationales.

Vous venez de décrocher une nouvelle médaille d’or aux Jeux méditerranéens. Quel est votre sentiment ?

Je suis très contente de remporter cette médaille d’or. C’est une grande satisfaction pour moi, surtout qu’il s’agit de ma deuxième médaille d’or aux Jeux méditerranéens, après celle remportée à Oran en 2022. Ce n’est jamais facile de gagner une compétition de ce niveau, donc je suis vraiment heureuse du résultat et du travail accompli.

Votre parcours jusqu’à la finale n’a pourtant pas été simple…

Effectivement, la compétition a été difficile. J’ai dû disputer deux tours avant d’atteindre la finale et chaque combat demandait beaucoup de concentration et d’engagement. Le niveau était relevé et il fallait rester concentrée du début jusqu’à la fin. Dans ce genre de compétitions, il n’y a pas vraiment de place pour le relâchement.

Vous avez notamment dû passer par une demi-finale compliquée face à une Égyptienne…

Oui, c’était un combat difficile face à une adversaire qui possède un excellent niveau. Il fallait être très concentrée et surtout ne pas se laisser déstabiliser. J’ai essayé de rester fidèle à ma stratégie et de gérer le combat avec beaucoup de maîtrise. Cette victoire m’a permis d’aborder la finale avec encore plus de confiance.

En finale, vous avez affronté une Italienne devant son public. Cela a-t-il rendu la tâche plus difficile ?

Bien sûr. Affronter une Italienne chez elle, devant son public, n’était pas facile. Il y avait beaucoup d’ambiance et de pression autour de cette finale. Mais le niveau était également très bon et cela m’a obligée à rester concentrée sur mon objectif. Je savais que je devais faire abstraction de tout ce qui se passait autour de moi et me concentrer uniquement sur mon combat.

Qu’est-ce qui a fait la différence dans cette finale ?Je pense que la concentration et surtout la passion ont été déterminantes. Je suis entrée sur le tatami avec beaucoup de motivation et avec l’envie de ne rien lâcher. Dans les moments importants, il faut garder son calme et croire en ses capacités. C’est ce que j’ai essayé de faire jusqu’à la dernière seconde.

Aviez-vous cette médaille d’or en tête avant de venir à Tarente ?

Oui, clairement. Je suis venue à cette compétition avec l’idée de repartir avec la médaille d’or. Je voulais défendre mes chances jusqu’au bout et surtout représenter dignement l’Algérie. Ma mission était de faire honneur à mon pays, d’élever le drapeau algérien et de donner le meilleur de moi-même.

Est-ce cette motivation qui vous permet de rester performante au plus haut niveau ?

Absolument. Porter les couleurs de l’Algérie est une énorme motivation pour moi. Lorsque je représente mon pays et que je vois le drapeau algérien, cela me donne encore plus de force. C’est pour cette raison que je reste toujours motivée et déterminée. Je veux continuer à progresser et à obtenir de bons résultats pour l’Algérie.

Cette deuxième médaille d’or méditerranéenne vient-elle récompenser plusieurs années de travail ?Oui, totalement. Cette médaille est l’accomplissement d’un travail de longue haleine. Derrière une victoire, il y a énormément de sacrifices, d’entraînements et de travail quotidien. Il faut également remercier toutes les personnes qui m’accompagnent et qui m’aident à atteindre mes objectifs, notamment mon entraîneur. Cette médaille est aussi le résultat de leur travail et de leur confiance.

Propos recueillis par A. A.

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