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Phase finale du Championnat d’Algérie de tir à l’arc — Test organisationnel avant le 1er Championnat d’Afrique à Oran

La phase finale du Championnat d’Algérie de tir à l’arc, organisée par la Fédération algérienne du tir sportif, en collaboration avec la Direction de la jeunesse et des sports (DJS) d’Oran, a débuté samedi dernier au Village méditerranéen.

La compétition a rassemblé une large participation nationale et une logistique importante, signe de l’intérêt croissant pour cette discipline dans le pays. 70 archers et archères prennent part à cette phase finale, représentant sept wilayas du territoire national, choisis après une série d’épreuves qualificatives régionales. Parmi les délégations présentes, on note la participation de wilayas traditionnellement performantes dans la discipline, qui ont envoyé des athlètes confirmés ainsi que des jeunes prometteurs. La première journée a été entièrement consacrée aux épreuves qualificatives, réparties par catégories d’âge et par spécialités (arc olympique, arc nu, arc à poulies), et s’est déroulée dans une organisation rigoureuse garantissant le respect des horaires, la disponibilité des cibles et la fluidité des rotations entre séries de volées.

Les participants ont entamé leurs épreuves avec sérieux, cherchant à réaliser les meilleurs scores afin de décrocher leur qualification pour les finales, prévues le lendemain, destinées à déterminer les champions nationaux dans chaque catégorie. Sur le pas de tir, on a pu observer des archers concentrés, ajustant leurs gestes et profitant des conseils de leurs entraîneurs, tandis que les officiels veillaient au strict respect des règlements techniques. Les concours ont permis de mettre en lumière des performances intéressantes, mais aussi de déceler des axes d’amélioration tant sur le plan individuel (position, tenue de l’arc, régularité des tirs) que collectif (préparation logistique et encadrement technique). Cette compétition revêt une double importance : elle permet de désigner les champions nationaux et sert également de répétition générale en vue d’un rendez-vous continental majeur que l’Algérie accueillera pour la première fois.

En effet, cette phase finale constitue la dernière étape préparatoire avant le Championnat d’Afrique de tir à l’arc, prévu à Oran du 21 au 26 juillet. Il s’agira de la première édition de cette compétition continentale organisée sur le sol algérien, un événement qui suscite de grandes attentes chez les acteurs de la profession et chez les supporteurs. La tenue de l’épreuve à Oran représente une opportunité pour promouvoir le tir à l’arc dans le pays, mobiliser des ressources locales et tester la capacité des organisateurs à accueillir des délégations étrangères dans de bonnes conditions. Les retombées attendues vont au-delà du simple plan sportif : il s’agit aussi d’une vitrine pour les infrastructures, le tourisme sportif et la promotion de la ville d’Oran à l’échelle africaine.

Les meilleurs archers au rendez-vous du haut niveau

Cette compétition est organisée dans le cadre des célébrations du 64ᵉ anniversaire de la Fête de l’Indépendance et de la Jeunesse. Elle s’inscrit dans une démarche visant à offrir aux athlètes des compétitions de haut niveau et à évaluer l’ensemble des aspects organisationnels avant le rendez-vous africain. À travers cette initiative, la Fédération cherche à créer un climat de compétition soutenu qui permet aux jeunes archers d’acquérir de l’expérience en situation réelle et aux cadres techniques d’affiner leurs choix de préparation. Les archers concourent dans les spécialités de l’arc olympique, de l’arc nu, ainsi que de l’arc à poulies pour la catégorie seniors, conformément aux distances homologuées par les instances internationales. Les distances retenues sont adaptées à chaque catégorie : 40 mètres pour les benjamins, 50 mètres pour les minimes, 60 mètres pour les cadets et 70 mètres pour les juniors et seniors, garantissant ainsi une mise en conformité avec les normes internationales de la discipline. Les épreuves d’arc à poulies, quant à elles, se disputent sur une distance de 50 mètres, selon les règlements techniques internationaux. Les compétitions ont été programmées pour permettre une alternance entre les sessions matinales et celles de l’après-midi, ce qui a aidé à gérer la fatigue des athlètes et à optimiser les conditions de vent et de luminosité sur le terrain. Au-delà de la désignation des champions nationaux, cette compétition représente un véritable test grandeur nature de tous les aspects techniques et organisationnels liés à l’accueil du Championnat d’Afrique. Les organisateurs profitent de cette étape pour évaluer l’état du terrain de compétition (qualité du gazon ou de la surface, délimitation des zones de tir, points d’ancrage des cibles), le dispositif d’arbitrage (disponibilité et formation des juges, fluidité des rotations et gestion des éventuels recours), ainsi que les équipements de tir mis à disposition et la conformité du matériel utilisé avec les standards internationaux.

Sadek B.

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