«Nos joueurs savent très bien ce qui les attend à la Thomas Cup»
Salim Mazri, président de la Fédération algérienne :

En prévision du Championnat du monde de badminton (Thomas Cup 2026) prévu du 24 avril au 3 mai à Horsens au Danemark, la sélection algérienne masculine entamera à partir de samedi prochain un stage préparatif d’une semaine en Espagne.
Une manière de bien préparer les athlètes et de réussir le meilleur parcours possible dans cette compétition, selon le président de la Fédération, Salim Mazri. Dans ce contexte, le premier responsable du badminton algérien a déclaré : « La sélection nationale masculine est en pleine préparation afin d’aborder le Championnat du monde dans les meilleures conditions possibles. Elle s’envolera samedi prochain pour l’Espagne, où elle effectuera un stage au sein d’une académie réputée, l’une des meilleures en Europe, dans le but de peaufiner sa préparation. Le travail a déjà commencé depuis plusieurs jours et se déroule dans un environnement optimal, sous la supervision d’un staff technique compétent. Les joueurs évoluent dans un état d’esprit serein, renforcé par leur excellent parcours lors des derniers Championnats d’Afrique de badminton, organisés à Gaborone, capitale du Botswana, et marqués par le sacre de la sélection nationale masculine par équipes », a-t-il ajouté.
Championne d’Afrique en titre, sacrée lors des derniers Championnats continentaux, l’Algérie aborde ce rendez-vous international avec une ambition mesurée mais une détermination intacte, selon le président de la Fédération algérienne de badminton. Sous la houlette de son encadrement technique, la sélection nationale, composée de joueurs talentueux ayant déjà brillé sur la scène continentale, considère cette compétition comme un véritable défi, mais aussi comme une opportunité précieuse de se confronter à l’élite mondiale. Affronter des nations de référence telles que la Chine, l’Indonésie, la France ou encore la Coré du Sud permettra aux Algériens de tester leur niveau, d’élargir leur expérience et de poursuivre leur progression vers les sommets du badminton international. Versée dans le groupe D, qualifié de « groupe de la mort » par les observateurs et composé de la Thaïlande, de la France et de l’Indonésie, la sélection nationale aura fort à faire. Mais ce défi pourrait également se transformer en tremplin si les badistes algériens parviennent à engranger des points précieux, a expliqué le premier responsable de l’instance fédérale :
« Ce stage, qui débutera le 11 avril prochain, s’étalera sur une semaine et se poursuivra jusqu’au départ de l’équipe nationale pour le Danemark. Il s’inscrit dans la dernière phase de préparation de la Thomas Cup, prévue à Horsens, du 24 avril au 3 mai 2026. Notre sélection, conduite par l’entraîneur national Maamar Nourine, est composée d’athlètes en grande forme et expérimentés, plusieurs fois champions d’Afrique. Ils connaissent parfaitement le haut niveau ainsi que les exigences des grandes compétitions mondiales. Des joueurs comme Adel Hamek, Mohamed Rahim Belarbi, Abderrahim, Sabri Medel, Koceila Maameri et Mohamed Abdelazziz Oucheffoune auront ainsi l’occasion de gagner en visibilité en se confrontant à l’élite mondiale et de se mesurer à la crème du badminton international », a-t-il conclu.
« La sélection féminine ne s’est pas qualifiée au Championnat du monde, mais reste concernée par le stage en Espagne »
Après avoir hérité d’un tirage au sort très relevé, avec ce groupe qui réunit l’Indonésie, véritable géant mondial de la discipline avec pas moins de 14 titres de championne du monde à son actif et actuellement classée numéro 2 au ranking mondial par la Fédération internationale de badminton (BWF), la Thaïlande, référence incontournable du badminton asiatique grâce à sa régularité et ses talents émergents, ainsi que la France, l’une des nations les plus compétitives en Europe, portée par des joueurs solides et une expérience continentale affirmée. Face à ces adversaires de renom, rodés aux grands rendez-vous et dotés de palmarès impressionnants, la tâche s’annonce particulièrement ardue pour les Verts, qui devront puiser dans leurs ressources pour espérer créer la surprise. En tous les cas, c’est ce qu’espère Salim Mazri, qui, malgré le fait qu’il est conscient de la difficulté qui attend notre sélection nationale, demeure toutefois positif dans sa manière de voir les choses :
« Pour que le grand public sportif sache, cette Thomas Cup est le Championnat du monde de badminton par équipes masculines, équivalent à la Coupe Davis en tennis. Organisée tous les deux ans (années paires) par la BWF, cette compétition prestigieuse réunit les meilleures nations mondiales. À l’issue du tirage au sort effectué, nous avons hérité du Groupe D, et nous devrons affronter une opposition de très haut niveau dans une poule particulièrement relevée, où chaque match s’annonce comme un véritable test de caractère. Cependant, nous allons essayer de tout faire et de surtout faire en sorte de démontrer ce que nous sommes capables de faire. Nos joueurs vont participer à l’un des rendez-vous majeurs les plus importants dans une carrière en badminton, et ils savent très bien ce qui les attend, donc ils n’ont qu’à montrer ce qu’ils savent faire et ils seront dans tous les cas bénéficiaires et gagnants. En ce qui concerne notre équipe nationale féminine, elle n’a pas composté son ticket pour se qualifier au Championnat du monde féminin, mais elle est concernée elle également par des stages, car nous préparons avec elle les prochains Jeux méditerranéens prévus cette année en Italie. »



