
La paire algérienne composée de Koceila et de Tanina Mammeri a brillé de mille feux en remportant la médaille de bronze dans l’épreuve de double mixte lors de l’Uganda International Challenge de badminton.
Cette compétition internationale de haut niveau s’est déroulée, du 18 au 22 février, à Kampala City, en Ouganda, attirant les meilleurs talents africains et asiatiques sur les courts en plein air de la capitale ougandaise.
Ce duo frère-sœur, fraîchement couronné champion d’Afrique lors des Championnats de 2026 à Gaborone, au Botswana, a une nouvelle fois démontré sa suprématie continentale. Après un parcours sans faute, les Mammeri ont atteint les demi-finales en double mixte, où ils ont dû s’incliner face à la redoutable paire indienne, composée de Ishaan Bhatnagar et de Shruti Mishra. Cette confrontation intense, marquée par des échanges fulgurants et une défense impénétrable, s’est soldée par une belle troisième place pour les Algériens. Cette performance confirme leur ascension fulgurante sur la scène internationale et illustre la progression constante de leur niveau technique, alliant vitesse, précision et une complicité familiale unique qui fait des ravages sur le circuit.
Parcours honorable en double dames pour Mazari et Chibah
En double dames, la paire formée par Linda Mazari et Yasmine Chibah a livré un combat acharné, mais a vu son aventure s’arrêter prématurément en huitièmes de finale (tour des 16). Opposées à une solide équipe indienne, expérimentée et bien rodée, les Algériennes ont opposé une résistance farouche, multipliant les points serrés et les retournements de situation. Malgré cette élimination, leur engagement total reflète la détermination des badistes algériennes à se hisser au rang de l’élite mondiale.
Les U18 impressionnent dans l’arène seniors
Dans le cadre de la stratégie ambitieuse de la Fédération algérienne de badminton, qui vise à propulser les jeunes espoirs vers les sommets, plusieurs talents U18 ont été intégrés à la compétition senior. Cette initiative audacieuse permet à la nouvelle génération de se frotter aux cadors et d’acquérir une expérience inestimable.
Ainsi, la paire masculine Oussama Keddo et Rayane Daoud a créé la sensation en atteignant les quarts de finale en double messieurs. Pour des joueurs aussi jeunes affrontant un tournoi d’un tel calibre, cette performance est tout simplement remarquable. Leurs smashes puissants et leur mobilité exemplaire ont surpris plus d’un adversaire, posant les bases d’un avenir radieux pour le badminton masculin algérien.
De leur côté, Chiraz Halimi et Rahma Aya Salem, en double dames U18 évoluant chez les seniors, ont également rendu des copies honorables. Leurs matchs, riches en volants bien placés et en tactiques astucieuses, illustrent la montée en puissance inexorable du badminton féminin en Algérie, où la relève pousse fort derrière les aînées.
Prochain défi : l’Uganda Junior International pour les U18
L’aventure ougandaise n’est pas terminée pour les badistes algériens. Du 23 au 25 février, se lance l’Uganda Junior International, une compétition dédiée aux catégories jeunes. Oussama Keddo, Rayane Daoud, Chiraz Halimi et Rahma Aya Salem y concourront dans leur tranche d’âge (U18), galvanisés par l’expérience précieuse glanée face aux seniors ces derniers jours. Ces confrontations enrichissantes devraient leur permettre de briller et de viser le podium dans un contexte plus adapté à leur maturité compétitive.
Le badminton algérien en progression
Pour contextualiser ces exploits, rappelons que la sélection nationale algérienne seniors a triomphé aux Championnats d’Afrique 2026 à Gaborone (Botswana), s’adjugeant le titre suprême avec un impressionnant bilan de six médailles : trois en or et trois en bronze. Sur le podium continental, les Algériens ont devancé l’Afrique du Sud, médaillée d’argent avec quatre breloques (2 or et 2 argent), tandis que l’Égypte a dû se contenter de la troisième place malgré un total de sept médailles (1 or, 2 argent et 4 bronze).
Ces résultats historiques soulignent la suprématie émergente du badminton dz et l’efficacité des programmes fédéraux. Ces performances en Ouganda sont un nouveau chapitre dans l’histoire ascendante du badminton algérien, qui gagne en visibilité et en résultats concrets sur la scène internationale.
Walim Mansouri



