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Nemour s’offre une médaille d’argent  et un nouveau geste en son nom 

1re étape de la qualification à la Coupe du monde, Cottbus-2026

La participation de Kaylia Nemour à l’étape de la Coupe du monde de gymnastique artistique disputée à Cottbus restera comme un rendez-vous important cette saison. 
Si la championne olympique algérienne n’a pas décroché l’or comme elle en a pris l’habitude, son parcours global confirme une nouvelle fois son rang parmi l’élite mondiale et laisse entrevoir des perspectives encore plus prometteuses pour la suite.
Une constance impressionnante dès les qualifications
Dès les éliminatoires, Kaylia Nemour a frappé fort. Sur les barres asymétriques, son agrès de prédilection, elle a livré une prestation de très haut niveau, notée 15.200, la meilleure note de l’ensemble de la compétition. Un écart significatif la séparait déjà de ses poursuivantes, preuve de sa maîtrise technique, de l’amplitude de ses mouvements et de la difficulté élevée de son enchaînement. À ce stade, la gymnaste algérienne survolait littéralement les débats et s’installait comme la grande favorite pour la médaille d’or. Sur la poutre également, elle a montré une grande solidité mentale. Avec une note de 14.600 en qualifications, là encore la meilleure du plateau, Nemour a confirmé les progrès réalisés ces derniers mois sur cet agrès réputé exigeant. Aucun déséquilibre majeur, une exécution propre et une concentration de tous les instants. Tous les indicateurs étaient au vert.
Une finale aux barres asymétriques marquée par deux chutes
L’un des tournants majeurs de cette étape de Cottbus reste toutefois la finale des barres asymétriques. Alors qu’elle abordait cette ultime épreuve en grande favorite, forte de son avance construite depuis les qualifications jusqu’aux tours précédents, Kaylia Nemour a été victime d’une chute inhabituelle. Une erreur rare à ce niveau, mais qui a lourdement pesé dans le verdict final. Cette chute l’a privée de la médaille d’or, alors même que son niveau global restait supérieur à celui de ses concurrentes. Un scénario frustrant, d’autant plus que sa domination avant la finale ne souffrait d’aucune contestation. Néanmoins, loin de remettre en cause sa valeur, cet épisode rappelle la difficulté extrême de la gymnastique artistique, où la moindre imprécision peut faire basculer un podium.
L’argent à la poutre, symbole de progrès et de maturité
Si la déception a été palpable aux barres asymétriques, la réaction de Kaylia Nemour sur la poutre a été exemplaire. En finale, elle a su faire preuve d’un sang-froid remarquable pour décrocher la médaille d’argent. Sans chute, avec un enchaînement maîtrisé et une exécution de plus en plus assurée, elle confirme que cet agrès est désormais un atout majeur dans son arsenal. Cette médaille d’argent n’a rien d’anodin. Elle récompense le travail accompli pour gagner en régularité et en stabilité, deux qualités essentielles pour viser les sommets sur la durée. Elle témoigne également de la capacité de la championne algérienne à rebondir immédiatement après une contrariété, signe d’une grande maturité sportive.
Un nouveau geste officiellement inscrit à son nom
L’autre fait marquant, cette étape de la Coupe du monde restera marquée par une avancée historique pour Kaylia Nemour, à savoir la validation officielle d’un nouvel élément portant son nom dans le code de pointage de la Fédération internationale de gymnastique, baptisé « Nemour II ». Cette reconnaissance consacre son apport technique à la discipline et inscrit durablement son nom dans l’histoire de la gymnastique mondiale.
Peu de gymnastes peuvent se targuer d’avoir un mouvement officiellement codifié à leur nom. Cet accomplissement souligne l’innovation permanente de Nemour et sa capacité à repousser les limites techniques, tout en maintenant un haut niveau d’exécution.
A. A.

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