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Une participation globalement très positive à Cottbus

En dressant un bilan détaillé de la récente Coupe du monde de gymnastique artistique à Cottbus, en Allemagne, il apparaît clairement que la participation de la prodigieuse Kaylia Nemour reste globalement très positive, même en l’absence de la tant espérée médaille d’or.
Kaylia Nemour repart de Cottbus avec une prestigieuse médaille d’argent à la poutre, un agrès où elle excelle par sa précision chirurgicale et son équilibre impeccable. Au-delà de ce podium, ses performances en qualifications ont été tout simplement stratosphériques : elle a décroché les meilleures notes de la compétition sur deux agrès phares, les barres asymétriques et la poutre. Ces scores impressionnants – un 14,800 à la poutre et un 15,100 aux barres en qualifications – témoignent d’une maîtrise technique rare et d’une exécution quasi parfaite, sous les yeux d’un public exigeant et de juges internationaux intransigeants.
Cette sortie confirme également sa solidité légendaire sur la poutre, un appareil redoutable où tant de compétitrices trébuchent. Kaylia y démontre une confiance inébranlable, avec des éléments de connexion fluides et une amplitude remarquable. Par ailleurs, la reconnaissance technique majeure accordée par la Fédération internationale de gymnastique (FIG) renforce son statut d’icône innovante : l’inscription officielle de sa nouvelle variante aux barres asymétriques, baptisée « Nemour II », rejoint ainsi le « Nemour I » déjà entré dans les codes. Ces mouvements signatures, combinant force, créativité et risque calculé, inscrivent définitivement Kaylia parmi les références absolues de la gymnastique artistique mondiale, aux côtés de légendes comme Simone Biles ou Vanessa Ferrari.
Bien sûr, la chute survenue en finale des barres asymétriques, son agrès de prédilection, a privé l’Algérienne de l’or. Mais cet incident isolé apparaît davantage comme un accident de parcours – peut-être lié à une fatigue accumulée ou à une prise trop audacieuse – que comme un signal d’alarme. Kaylia a rebondi avec brio à la poutre, prouvant sa résilience mentale et physique. Ces éléments cumulés confirment sa place dans l’élite mondiale et renforcent la confiance pour les prochaines échéances majeures, comme les Championnats d’Europe ou les JO 2028.
Bakou, prochaine étape cruciale
Les regards se tournent désormais avec impatience vers la prochaine étape de la Coupe du monde, prévue à Bakou, en Azerbaïdjan, du 6 au 8 mars 2026. Ce rendez-vous azerbaïdjanais, connu pour son atmosphère électrique et ses installations de pointe, offrira à Kaylia Nemour l’opportunité idéale de capitaliser sur les enseignements tirés de Cottbus. Elle aura à cœur de polir les détails, de retrouver son envol aux barres asymétriques et de viser la plus haute marche du podium, celle qui lui a échappé de si peu cette fois.
Avec son talent pur, sa capacité d’innovation qui révolutionne les codes de la discipline, et son mental de championne forgé dans l’adversité – rappelons ses médailles olympiques à Paris-2024 et ses podiums répétés en Coupe du monde –, tout porte à croire que cette médaille d’argent n’est qu’une étape supplémentaire dans une trajectoire déjà exceptionnelle. À seulement 17 ans, Kaylia cumule des exploits qui font d’elle une pionnière : première Algérienne médaillée olympique en gymnastique, ambassadrice d’un sport en plein essor en Algérie.
Pour la gymnastique algérienne, soutenue par la Fédération algérienne de gymnastique et des entraîneurs dévoués comme ceux du Pôle France, Kaylia Nemour continue d’incarner l’excellence absolue. Elle inspire une nouvelle génération de gymnastes maghrébins et porte les espoirs d’exploits futurs, dans un contexte où l’Algérie brille de plus en plus sur la scène internationale. Bakou pourrait bien être le théâtre d’un nouveau triomphe, confirmant que l’avenir est radieux pour cette étoile filante.
A. A.



