AthlétismeOmnisport

Ayachi, Chenitef et Chott toujours en course pour les minima

À quatre mois des Mondiaux en salle, Pologne-2026

À quatre mois des Championnats du monde en salle de Toruń 2026, en Pologne, Younès Ayachi, Haïthem Chenitef et Anis Chott restent pleinement en lice et poursuivent leurs efforts afin d’assurer leur qualification pour cette prestigieuse échéance mondiale.

Par N. E.

Déterminés et animés par une ambition intacte, ces trois athlètes poursuivent leur quête avec un objectif clair : décrocher leur billet pour Toruń et renforcer davantage la présence algérienne lors de ce rendez-vous mondial, où se joueront des enjeux majeurs pour la visibilité et le rayonnement de l’athlétisme national.
Parmi eux, Younès Ayachi, spécialiste du saut en hauteur, se distingue particulièrement. Grâce à une remarquable performance de 2,28 mètres, il s’est hissé à la troisième place du ranking international qualificatif, une position extrêmement favorable dans la course aux Mondiaux en salle 2026. Selon les critères établis, les douze meilleurs athlètes de ce classement à la date butoir du 8 mars prochain décrocheront leur qualification, tandis que ceux ayant déjà franchi la barre des 2,30 mètres sont considérés comme automatiquement qualifiés.
Fort de sa régularité et de sa progression constante, Ayachi se trouve ainsi en excellente posture pour valider son ticket, nourrissant de grands espoirs pour la délégation algérienne, qui pourrait encore s’étoffer dans les prochaines semaines.
Pour l’heure, seuls deux sauteurs ont validé leur qualification directe, après avoir franchi la barre des 2,30 mètres, minima exigés. Il s’agit du Polonais Mateusz Kozłodzieński et du Japonais Naoto Hasegawa, auteurs de performances de référence dans ce début de saison.
Derrière ce duo de tête, la lutte reste particulièrement serrée. À l’instar du jeune international algérien Younès Ayachi, deux autres spécialistes ont réussi des sauts à 2,28 mètres : l’Ukrainien Oleh Doroshchuk et l’Italien Christian Falocchi, maintenant ainsi la pression sur le haut du classement. Cependant, la bataille est loin d’être terminée. Tous ces athlètes affichent une détermination sans faille et comptent hausser encore leur niveau lors des prochaines compétitions, avec l’ambition claire d’améliorer leurs marques afin de sécuriser définitivement leur billet pour Toruń, évitant ainsi toute mauvaise surprise dans le sprint final vers les Mondiaux en salle 2026.

Chenitef se rapproche à grands pas

Haïthem Chenitef se rapproche lui aussi à grands pas d’une qualification pour ces Mondiaux. Lors du meeting de Liévin, en février 2026, il a signé un temps solide de 3 min 41 s 56 sur 1500 m. Si ce chrono reste légèrement en deçà de son record personnel de 3 min 34 s 48, il se situe néanmoins à proximité des minima requis (3 min 36 s 00), offrant à Chenitef une opportunité réelle de décrocher son billet pour les Mondiaux, à condition que ses performances continuent sur cette lancée prometteuse. Sa régularité et sa détermination font de lui un candidat sérieux à l’élargissement de la délégation algérienne pour Toruń, où chaque seconde comptera. Le parcours de Haïthem Chenitef aux grands rendez-vous internationaux a connu des hauts et des bas. Aux Mondiaux d’athlétisme 2025 à Tokyo, il a déçu en terminant 13ᵉ de sa série de qualification sur 1500 m avec un temps de 3 min 45 s 13, insuffisant pour accéder aux demi-finales. Mais l’année 2025 avait aussi été marquée par de belles réussites : en salle à Nanjing, Chenitef s’était qualifié pour les demi-finales du 800 m en signant un nouveau record personnel de 1 min 49 s 16. Bien qu’il ait terminé 3ᵉ de sa demi-finale, cette performance démontrait déjà tout son potentiel. Aujourd’hui, son objectif est clair et ambitieux : franchir la barre des 3 min 36 s 00 sur 1500 m pour s’assurer une place aux Mondiaux 2026 de Toruń et montrer que le meilleur reste à venir.

Anis Chott encore en lice
Pour Anis Chott, la saison 2026 est cruciale : il est encore en lice pour décrocher les minima qui lui permettraient de représenter l’Algérie aux Championnats du monde en salle de Toruń. Chaque entraînement, chaque compétition est un test de rigueur et de détermination. Le moindre écart peut compromettre des années d’efforts. Mais la route vers Toruń ne se résume pas à la performance individuelle. Pour se qualifier, il faut soit atteindre les minima officiels, soit se hisser parmi les meilleurs mondiaux au ranking. Et même lorsque ces conditions sont remplies, la fédération nationale a le dernier mot, avec un plafond de trois athlètes par pays et par épreuve. Autant dire que la compétition est féroce, et chaque ticket pour le rendez-vous mondial est une véritable récompense. Pour Anis Chott, chaque saut, chaque course, chaque fraction de seconde est une bataille contre le temps et contre soi-même. Sa quête illustre parfaitement ce que représentent ces championnats : un terrain où talent, persévérance et discipline se rencontrent pour créer des moments de sport intense et mémorable. Pour lui et pour tous les athlètes encore en lice, la ligne de départ ne sera pas seulement le début d’une course : ce sera l’aboutissement d’un rêve et le symbole de leur courage et de leur engagement.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page