
Par Farès ROUIBAH
Après avoir quitté le WAT, au retour du Championnat d’Afrique des clubs vainqueurs de coupe qui a eu lieu à Misrata (Libye), Malek Radji a pris en main l’OMK El-Milia, qui s’apprêtait alors à disputer une demi-finale de la Coupe d’Algérie face au NC Béjaïa. Une mission que le coach Radji a bien remplie en arrachant le billet pour la finale, lors de laquelle il allait retrouver une vieille connaissance, en l’occurrence le WAT, un club où il avait travaillé pendant plusieurs années, avec à la clé un titre en 2024. « Effectivement, après mon départ du WAT, les dirigeants de l’OMK m’ont proposé de venir diriger leur équipe, avec comme objectif de se qualifier pour la finale et, pourquoi pas, aller chercher le trophée. On a bien négocié les demi-finales en battant le NCB, mais nous ne sommes pas parvenus à aller jusqu’au bout, c’est-à-dire à remporter la Coupe d’Algérie. C’était quelque part prévisible pour moi, car il faut savoir qu’au moment où j’ai pris en main cette équipe de l’OMK, elle était hors course pour le titre de champion d’Algérie, et donc sans compétition, contrairement au WAT qui disputait le carré d’as. Et comme il fallait s’y attendre, le manque de compétition des joueurs a eu raison de nous, car l’équipe n’avait plus disputé de match durant un mois, du 23 mai au 22 juin. Cela dit, nous n’avons pas été pour autant ridicules. Nous avons joué le coup à fond, malheureusement pour nous, nous sommes tombés sur une équipe du WAT plus forte », nous a-t-il dit, avant d’aborder justement son départ « surprise » du Widad, lui qui a dirigé le Six des Ciel et Bleu durant presque toute la saison, laissant l’équipe à la première place du classement du championnat et avec une place dans le dernier carré de la Coupe.
Au fait, tout a basculé lorsque l’équipe tlemcenienne est revenue de Libye où elle avait pris part, avec l’autre représentant algérien, Castel Theniet El-Abed, au Championnat d’Afrique des clubs vainqueurs de coupe, compétition à l’issue de laquelle le WAT avait terminé à la huitième place, se faisant sortir des quarts de finale par l’ES Tunis. « Nous avions un double objectif dans cette épreuve. D’abord, un bon tremplin pour bien se préparer en vue de la suite de la saison et tenter, par la même occasion, d’aller le plus loin possible. Nous avons réussi à passer favorablement le cap de la phase de poules avec trois victoires. Nous avons ensuite pu arracher la qualification pour les quarts de finale. Malheureusement, nous sommes tombés sur l’un des favoris du tournoi, une équipe de l’ES Tunis composée presque exclusivement de joueurs de l’équipe nationale tunisienne.
D’ailleurs, les six titulaires sont tous internationaux. Dans ce genre d’épreuves, il faut investir, que ce soit en moyens financiers ou humains. C’est là que la différence a été faite à mon sens », a-t-il ajouté, avant de préciser ce qu’il faudra pour voir un jour les clubs algériens renouer avec les consécrations continentales. « C’est juste une question d’investissement et de moyens. À titre d’exemple, le Ahly du Caire a remporté l’édition 2023 avec un budget estimé à un million de dollars. Il y avait huit internationaux égyptiens dans cette équipe, ainsi qu’un libéro cubain. Ils ont totalement dominé la compétition. C’est pareil pour l’édition qui a eu lieu en Libye, au mois d’avril dernier, remportée par le club local de Swehly, qui s’est attaché les services de plusieurs joueurs internationaux égyptiens, ce qui a été un atout majeur pour eux afin d’aller chercher le sacre final. Du coup, je pense que pour que nos clubs puissent gagner de telles compétitions, il faut mettre les moyens et investir », a souligné un peu plus loin notre interlocuteur.
« J’ai demandé à ce que l’on soit domiciliés à la salle de Jijel »
Concernant son avenir, Malek Radji nous a fait savoir qu’il a parlé avec les dirigeants de l’OMK d’une future collaboration, sans pour autant finaliser les discussions. « J’ai été franc avec les dirigeants de l’OMK : si je prends en main leur équipe, ce sera pour viser les titres. Pour cela, il faudra mettre les atouts nécessaires. J’ai demandé tout d’abord que l’équipe soit domiciliée à la salle omnisports de 3 000 places de Jijel, qui dispose de tous les moyens de travail. Il faudra également renforcer le staff technique. À ce titre, j’ai déjà quelqu’un qui sera à mes côtés et qui va s’occuper des statistiques. Nous devons aussi penser à renforcer l’effectif par de bons joueurs qui apporteront sans doute beaucoup de bien à l’équipe », a-t-il conclu.



