
Le Grand Prix d’Italie s’est terminé dans la controverse pour McLaren. Alors qu’Oscar Piastri avait profité d’un undercut réussi et d’un pit-stop raté de Lando Norris pour s’emparer de la deuxième place, le muret a immédiatement ordonné à l’Australien de rendre sa position à son coéquipier. Une manœuvre perçue par beaucoup comme une entorse au fair-play. Andrea Stella, patron de McLaren, s’est justifié en invoquant la « logique » : « Nous voulions simplement rétablir les positions d’avant l’arrêt. Lando avait perdu du temps pour une erreur qui n’était pas la sienne. » Une explication qui ne convainc pas tout le monde, tant l’épisode rappelle d’autres consignes d’équipe controversées. Même si Piastri, leader du championnat et finalement troisième à Monza, a accepté sans broncher – « C’était correct, Lando n’avait rien fait pour perdre sa place » – le doute s’installe. L’ordre d’équipe n’a-t-il pas favorisé Norris dans la course au titre ? Les supporters australiens, eux, ne s’y trompent pas et dénoncent un traitement de faveur. Max Verstappen, grand vainqueur à Monza, n’a pas résisté à l’ironie en direct radio : « Seulement parce qu’il a eu un arrêt lent ? » Un rire grinçant qui résume l’opinion de beaucoup dans le paddock. Plus tard, le Néerlandais a ajouté : « Un pit-stop raté fait partie des courses. » McLaren repart malgré tout avec un double podium, mais l’image de l’équipe est écornée. Entre stratégie interne et équité sportive, la frontière paraît de plus en plus mince… et la polémique ne fait sans doute que commencer.
Amayas LAAZIB



