
Fernando Alonso ne mâche plus ses mots. Interrogé par les médias espagnols As et Marca en marge du Grand Prix de Miami, le double champion du monde a dressé un constat sans appel sur la situation d’Aston Martin : aucune amélioration significative n’est à attendre avant la quatorzième manche du championnat, soit après l’été. Dix courses de patience forcée, au minimum. Le tableau est d’autant plus sombre que les ambitions du team étaient immenses. Lawrence Stroll avait tout misé sur 2026, recrutant à prix d’or des ingénieurs de premier plan — Adrian Newey en tête — et s’alliant à Honda, motoriste en pleine forme avec Verstappen. Mais la réalité a brutalement rattrapé les rêves : Honda se retrouve distancée par tous ses concurrents, et l’Aston Martin ne se bat actuellement que contre la nouvelle venue Cadillac, reléguée loin du peloton. « La voiture qui nous précède est à une seconde d’écart. Tant que les problèmes ne seront pas compris et résolus, il est difficile d’avoir la confiance nécessaire pour progresser », a confié Alonso, résigné. Seule maigre consolation : la résolution des problèmes de vibrations, vécue comme un soulagement dans le garage. Newey, lui, n’a plus été aperçu sur le muret depuis le Grand Prix d’Australie, le 8 mars. Un symbole de plus d’une saison qui ressemble, pour l’heure, à un naufrage annoncé.
Djaffar KHODJA



