Football Algérien
Les Rouge et Noir en quête d’une deuxième finale
CAB-USMA, demain à 18h au stade du 1er-Novembre 1954 à Batna

À peine remis de leurs émotions continentales, les joueurs de l’USM Alger replongent dans l’intensité des grands rendez-vous nationaux.
Qualifiés dimanche pour la finale de la Coupe de la CAF, les Rouge et Noir n’ont pas le luxe de souffler. Ils enchaînent une demi-finale de Coupe d’Algérie face au CA Batna, avec l’ambition claire de s’offrir une deuxième finale et de maintenir leur rêve de doublé. Tenant du titre, le club algérois aborde cette rencontre avec le statut de favori. Une position logique au vu de son expérience, de la qualité de son effectif et de sa dynamique actuelle. Mais cette confrontation, qui se disputera au stade du 1er-Novembre 1954 de Batna, ne s’annonce pas pour autant comme une simple formalité. Bien au contraire.
Un adversaire à ne pas sous-estimer
Le CA Batna, pensionnaire de Ligue 2, avance certes dans la peau de l’outsider, mais nourrit de grandes ambitions. Le club des Aurès, riche d’une histoire respectée dans le football algérien, vise un retour parmi l’élite et voit dans cette demi-finale une occasion en or de marquer les esprits. Portés par leur public et galvanisés par l’enjeu, les Batnéens auront à cœur de créer l’exploit.
La Coupe d’Algérie a souvent prouvé qu’elle était le théâtre de surprises, où la logique des divisions peut être balayée par la détermination et l’engagement. L’USMA le sait bien : il faudra faire preuve de sérieux, de discipline et d’efficacité pour éviter toute mauvaise surprise.
Vers le retour d’Abada, d’Azzi et de Merili dans le onze
L’enchaînement des rencontres impose une gestion minutieuse de l’effectif côté algérois. L’entraîneur Lamine N’Diaye devrait ainsi opérer plusieurs changements dans son onze de départ. L’objectif est double : préserver certains cadres en vue des prochaines échéances, tout en maintenant un niveau de compétitivité élevé.
Dans ce contexte, des joueurs moins sollicités ces dernières semaines pourraient avoir une carte à jouer. Des éléments comme Abada, Azzi ou encore Merili sont pressentis pour débuter la rencontre. À eux de saisir cette opportunité pour s’illustrer et prouver qu’ils peuvent être des solutions fiables dans la rotation.
Ces ajustements ne devraient toutefois pas altérer l’identité de jeu des Rouge et Noir, qui misent sur leur maîtrise collective, leur solidité défensive et leur capacité à faire la différence dans les moments clés.
Un tournant dans la saison usmiste
Au-delà de l’enjeu immédiat, cette demi-finale représente un véritable tournant pour l’USMA. Une qualification ouvrirait la voie à une nouvelle finale nationale, renforçant les ambitions d’un club déjà en lice pour un sacre continental. La perspective d’un doublé — Coupe de la CAF et Coupe d’Algérie — commence à prendre forme, même si le chemin reste encore semé d’embûches.
Pour les supporters, l’excitation est à son comble. Voir leur équipe briller sur plusieurs fronts ravive les espoirs et renforce le lien avec un groupe qui ne cesse de répondre présent dans les moments décisifs.
Le verdict du terrain
Si les pronostics penchent en faveur des Algérois, le football rappelle souvent que rien n’est joué d’avance. Le CA Batna, sans pression excessive, pourrait se révéler dangereux, tandis que l’USMA devra assumer son statut et faire parler sa supériorité. Le rendez-vous est donc pris au stade du 1er-Novembre 1954 à Batna pour une confrontation qui s’annonce intense et disputée. Pour les Rouge et Noir, l’objectif est clair : prolonger la dynamique, continuer à faire rêver leurs supporters et s’offrir une nouvelle finale. Une mission à leur portée, à condition de transformer leur avantage théorique en réalité sur le terrain.
Nassim A.


