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Le tracé final fixé à 1282 km

26e édition du Tour d'Algérie-2026

La 26e édition du Tour d’Algérie de cyclisme s’élance dans quelques jours seulement, du 17 au 26 avril, promettant dix jours d’intenses batailles sur les routes nationales. Les organisateurs de la Fédération algérienne de cyclisme ont dévoilé un tracé particulièrement musclé totalisant 1 282 kilomètres, conçu pour mettre à rude épreuve les organismes des coureurs professionnels et amateurs à travers les régions de l’ouest, du centre et du nord du pays. De la vibrante côte oranaise aux ascensions redoutables menant vers Tizi Ouzou, en Kabylie, ce tour d’Algérie 2026 s’annonce comme un spectacle grandiose où sprinteurs, grimpeurs et rouleurs devront composer avec des reliefs variés, des vents côtiers traîtres et des routes sinueuses imprégnées de l’histoire cycliste algérienne. Cette édition, qui succède à une 25e mouture marquée par des surprises tactiques et des échappées mémorables, vise à relancer l’élan du cyclisme national sur la scène africaine et internationale, attirant des équipes d’une dizaine de pays voisins et européens.

Départ en fanfare à Oran et Tlemcen
La course démarre en fanfare le 17 avril avec une première étape en boucle à Oran, sur 126,7 kilomètres de pur bonheur pour les sprinteurs. Cette portion plate et rapide, traversant les avenues animées de la capitale de l’Ouest et longeant la corniche méditerranéenne, offre un circuit idéal pour une arrivée massive au sprint, sous les yeux de milliers de supporters. Les différentes formations, comme la sélection nationale ou les équipes étrangères, miseront sur leurs pointes de vitesse pour glaner les premières bonifications et le maillot vert du classement par points, dans une ambiance festive qui rappellera les grands départs des tours d’autrefois.
Le 18 avril, direction l’Ouest pour la 2e étape entre Oran et Tlemcen, longue de 152,5 kilomètres. Ici, les reliefs commencent à pointer le bout de leur nez avec des faux plats roulants et des petites bosses qui testeront l’endurance des favoris au général. Les coureurs devront gérer leurs efforts sur ces routes bordées de vergers d’agrumes et de paysages arides typiques de la région, où les attaques précoces pourraient déjà semer les premiers écarts, préfigurant les joutes plus rudes à venir.

Parcours côtier ondulé vers l’Ouest
Le 19 avril, la caravane file vers Sidi Bel-Abbès, sur 139,1 kilomètres, depuis Tlemcen. Cette étape ondulée, alternant montées courtes et descentes techniques, s’annonce comme un terrain propice aux puncheurs et aux baroudeurs qui cherchent à créer les premières véritables sélections au classement général. Les équipes devront composer avec le trafic local et les virages serrés, dans une ville historique connue pour son rôle dans le cyclisme algérien depuis de longues années.

Les coureurs enchaînent sans répit, le 20 avril, avec la liaison Sidi Bel-Abbès – Mostaganem (134,9 km), une étape côtière ventée où les bordures pourraient fracasser le peloton. Les vents latéraux de la Méditerranée, souvent imprévisibles dans cette zone, obligeront les leaders à une vigilance extrême. Le 21 avril, place à une boucle locale à Mostaganem sur 132,2 kilomètres, un nouveau round idéal entre puncheurs et rouleurs sur des routes plates mais techniques, avec des portions urbaines et des faux plats qui favoriseront les attaques en solitaire ou les petits groupes. Cette étape, au cœur d’une région fière de son héritage maritime, pourrait bien offrir un bouquet final spectaculaire sous les hourras des habitants. La 6e étape, le 22 avril, emmène le peloton vers Ténès, sur 155,2 kilomètres, depuis Mostaganem, la plus longue du Tour avec ses routes sinueuses le long de la mer, entre falaises et villages. Les coureurs affronteront des faux cols côtiers et des portions exposées au vent, dans un décor méditerranéen somptueux qui mettra à l’épreuve la gestion des efforts sur la durée.

Repos et relance vers l’intérieur des terres
Après cette étape marathon, une journée de repos bien méritée, le 23 avril, permettra aux organismes de récupérer avant de plonger vers l’intérieur des terres. Dès le 24 avril, une étape courte, mais piégeuse, en boucle à Chlef (98,7 km) relance les hostilités : ces routes plates avec des pièges locaux, comme des rond-points techniques et des portions sablonneuses, favoriseront les audacieux prêts à tenter l’échappée décisive.
Le 25 avril marque un tournant avec la direction menant vers Hammam Righa, sur 125,4 kilomètres, depuis Chlef, où les premières montées sérieuses annoncent la montagne. Les pentes graduelles de la plaine de la Mitidja testeront les grimpeurs légers, préparant le terrain pour l’étape suivante dans un paysage de collines verdoyantes et de sites thermaux ancestraux.

Étape-reine en montagne et finale explosive
Les grimpeurs se réveillent pleinement le 26 avril lors de l’étape reine Hammam Righa – Chréa (112,4 km), avec l’ascension mythique vers ce spot emblématique de l’Atlas blidéen. À plus de 1 400 mètres d’altitude, cette montée raide et longue de plusieurs kilomètres, bordée de cèdres centenaires, départagera les vrais leaders, comme cela fut le cas lors des éditions précédentes où des Algériens ont brillé sur ces pentes.
Enfin, l’apothéose arrive le 27 avril avec Alger – Tizi Ouzou sur 105 kilomètres, une arrivée explosive en Kabylie. Depuis la capitale, le peloton gravira les premiers contreforts du Djurdjura avant une descente technique vers Tizi Ouzou, où le maillot jaune pourrait se jouer dans les ultimes hectomètres piégeux, au milieu d’une ferveur populaire incomparable.
Ce parcours varié, mêlant arrivées au sprint, étapes ventées évoquant des contre-la-montre implicites, cols mythiques et liaisons tactiques, vise à couronner un leader complet capable de briller dans tous les registres. Les équipes nationales algériennes, renforcées par des talents locaux formés dans les écoles fédérales, et les formations étrangères comme celles du Maroc, de la Tunisie ou d’Europe peaufinent leurs tactiques depuis des semaines, avec des reconnaissances minutieuses des routes. L’enjeu est majeur : redorer le blason du cyclisme algérien après une saison africaine compétitive, tout en offrant un show télévisé suivi par des millions de fans. Rendez-vous dans trois jours pour le grand départ à Oran, sous un soleil printanier qui illuminera les premières escarmouches d’une édition promise à l’histoire.

Walim Mansouri

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