Todt, Schumacher et la renaissance Ferrari : les secrets d’une ère dorée
Dans le podcast anglais « High Performance »

Jean Todt est revenu sur l’une des périodes les plus déterminantes de l’histoire de Ferrari, marquée par l’arrivée de Michael Schumacher et la lente reconstruction d’une équipe alors en difficulté. En 1996, le dirigeant français conclut un accord express avec le double champion du monde : « Nous avons passé une journée à Monte-Carlo avec notre avocat Henri Peter et son manager Willi Weber. En une journée, le contrat était signé ». Todt voulait éliminer toute excuse au sein de l’écurie : avec Schumacher, Ferrari avait enfin « le meilleur ».
L’Allemand, attiré par le défi, exigeait néanmoins des garanties. Todt s’activa donc en coulisses pour recruter Ross Brawn et Rory Byrne, architectes du succès chez Benetton. Sans qu’ils ne le sachent mutuellement, les deux ingénieurs rejoignirent Ferrari, posant les bases d’une reconstruction méthodique. Mais le chemin vers la gloire fut long. Entre 1997 et 1999, Ferrari échoua de peu à plusieurs reprises. À l’aube de la saison 2000, la pression était maximale : « Si nous n’avions pas gagné cette année-là, l’équipe aurait explosé », se souvient Todt. La suite est devenue légende : un titre pilotes attendu depuis 21 ans et le début d’une domination historique avec cinq doublés consécutifs.
Djaffar KHODJA



