
Elle ne laisse rien au hasard et travaille d’arrache-pied pour être prête à faire une entrée réussie dans le monde de la boxe professionnelle. Imane Khelif a disputé, jeudi passé, un match test de six rounds de deux minutes et sans décision face à Davina Michel, au VP Punch à Paris.
En effet, le fait qu’elle n’ait disputé aucun combat depuis son sacre olympique a incité son entraîneur John Dovi, qui est son coach principal, à vouloir qu’elle renoue avec la compétition avant de donner la réplique à l’Allemande Julia Igel, le 23 avril à la salle Wagram, à Paris. « C’est pourquoi il y avait un vrai arbitre, Hamid Belkhir, précise Dovi, et que je lui ai demandé de faire le poids, à -66,800 kg mercredi. Simplement, Imane et Davina ont porté un casque, alors qu’il n’y en a pas en boxe pro », rapporte le journal L’Équipe. Avant d’ajouter : « J’ai trouvé Imane bien, remarque Dovi, mais ça manquait d’impact par moments. Elle a tenté des choses intéressantes. Je voulais qu’elle favorise les coups donnés avec appui. L’idée était qu’elle se rapproche, qu’elle travaille en crochets, mais Davina est très grande et mobile. Bien sûr, Imane a fait aussi ce qu’elle sait faire d’instinct, boxer sur les jambes, en mobilité constante. Et, ce qui est très important, j’ai vu qu’elle écoute attentivement pendant la minute de repos ».
Pour ce qui est de la boxeuse qu’Imane Khelif a affrontée, il s’agit d’une quart-de-finaliste olympique de la catégorie -75 kg, une adversaire de haut niveau. « Je me suis sentie très bien devant une boxeuse de qualité. Je la connais depuis longtemps. C’est presque une amie. Avec les équipes d’Algérie et de France, nous avons fait beaucoup de stages ensemble, ce qui rend ce sparring d’autant plus enrichissant », a affirmé Imane Khelif au journal L’Équipe. Alors que les combats amateurs se disputent en trois rounds de trois minutes, Khelif a découvert les six, huit et dix rounds de deux minutes typiques chez les pros. « Pour ces six rounds, j’ai essayé de faire le transfert de la boxe amateur à la pro, reprend la championne olympique. Bien sûr, n’ayant pas boxé depuis les Jeux de Paris, je manque de rythme compétitif. Et, dès le premier round, j’ai senti Davina très solide et résistante. J’ai essayé de faire ce que le coach m’avait demandé précisément », ajoute Imane Khelif avec détermination. Cette dernière va poursuivre sa préparation au Boxing Social Club, à Paris 14e, le club de Dovi, et à l’INSEP. Elle ne croisera plus les gants qu’avec des sparring-partners gauchères, comme l’Allemande Igel, pour affiner sa stratégie. « Je suis impatiente de boxer et très heureuse de cette nouvelle expérience professionnelle », a conclu notre championne olympique.
K. M.



