Pourquoi l’homologation des nouveaux carburants verts est un casse-tête

À l’approche de 2026, la Formule 1 accélère sa transition vers des carburants 100% durables. Mais leur homologation s’avère d’une rare complexité. Lors des récents essais, certaines équipes ont utilisé des carburants encore non certifiés, la réglementation n’imposant pas leur validation préalable en tests. L’organisme chargé du contrôle, Zemo Partnership, collabore officiellement avec la Fédération internationale de l’automobile depuis décembre 2024. Chaque lot doit répondre à des critères stricts : matières premières durables, seuils rigoureux d’émissions et traçabilité complète. Or un carburant de F1 contient près d’une centaine de composants, issus de fournisseurs multiples, tous soumis à vérification indépendante. Un processus long et exigeant pour les pétroliers engagés – de Petronas à Shell, en passant par ExxonMobil, Aramco ou BP. Un enjeu d’autant plus symbolique que, selon une étude de 2023 basée sur 2018, les monoplaces ne représentaient que 0,7% des émissions totales du championnat, loin derrière la logistique et les déplacements.
Djaffar KHODJA


