
L’arrivée de Liberty Media aux commandes du MotoGP alimente déjà de nombreux débats dans le paddock. Parmi eux, la possible transposition du « modèle Formule 1 », et notamment l’instauration d’un budget cap, suscite de fortes réserves. Une hypothèse à laquelle Massimo Rivola, PDG d’Aprilia Racing, se montre clairement opposé. Si le plafond budgétaire n’est pas encore à l’ordre du jour, la grande réforme technique prévue pour 2027 s’inscrit dans une logique globale de réduction des coûts, laissant planer l’idée d’un encadrement financier à moyen terme. Une perspective que Rivola juge peu réaliste, voire contre-productive. « Mettre en place une règle que l’on n’est pas capable de contrôler n’a aucun sens », a-t-il déclaré lors de la présentation de la RS-GP26. « Même avec les moyens de la FIA et de la Formule 1, ce n’est pas simple à faire respecter. » Le dirigeant italien relativise par ailleurs l’argument selon lequel un budget cap permettrait de contenir la puissance financière des constructeurs japonais. « Honda et Yamaha peuvent déjà dépenser autant qu’ils le souhaitent. S’ils avaient voulu une moto rapide plus tôt, ils auraient pu l’avoir. » Pour Rivola, l’enjeu principal se situe ailleurs, notamment sur le terrain des pilotes. Aprilia devra faire face à la concurrence de Yamaha et Honda pour conserver Jorge Martín et Marco Bezzecchi, tous deux en fin de contrat. La clé, selon lui, reste avant tout sportive : proposer une moto encore plus performante que la RS-GP25, déjà très compétitive en fin de saison dernière.
Amayas LAAZIB



