
La réunion qui s’est tenue samedi dernier entre la Fédération algérienne de basket-ball (FABB) et les clubs a, outre les décisions techniques, lancé un message fort : la nécessité d’une implication accrue des clubs.
La FABB avait souhaité la présence des dirigeants ainsi que d’un entraîneur par club afin d’aborder simultanément les problématiques de gestion et les questions techniques. Cette démarche traduit une volonté affichée de ne plus dissocier les décisions sportives des réalités auxquelles sont confrontées quotidiennement les équipes.
Car le basket-ball algérien reste confronté à des difficultés structurelles. Les clubs doivent composer avec des moyens financiers limités, des budgets souvent dépendants des subventions et, dans plusieurs cas, du soutien personnel des présidents ou de certains partenaires.
Ces contraintes ont également eu des répercussions sur la participation des clubs algériens aux compétitions africaines et arabes, plusieurs formations ayant été contraintes, ces dernières années, de renoncer à des rendez-vous internationaux pourtant mérités sur le terrain.
Une formule qui devra être jugée sur le terrain
Avec cette nouvelle organisation, la FABB tente donc de trouver un équilibre entre plusieurs impératifs : maintenir l’intérêt du championnat sur la durée, valoriser le classement de la phase régulière, offrir une deuxième chance aux équipes du milieu de tableau et préserver une véritable bataille pour le maintien.
Le système Play-In/Playoffs/Play-down devrait notamment permettre d’éviter que certaines équipes n’aient plus d’objectif sportif plusieurs journées avant la fin de la phase régulière. Mais comme toujours, c’est sur le terrain que la formule sera réellement jugée.
Le joueur local au cœur de la relance
Cette nouvelle saison s’inscrit enfin dans une volonté plus globale de relancer le basket-ball algérien à cinq et de donner davantage de valeur au championnat national. Depuis l’arrivée d’Ali Bouziane à la tête de la sélection nationale masculine, les joueurs évoluant dans le championnat algérien savent que les portes de l’équipe nationale leur sont ouvertes. La performance en club devient ainsi un véritable moyen d’accéder à la sélection.
Cette dynamique devrait pousser les joueurs à se surpasser et les clubs à accorder davantage d’importance à la formation et au développement de leurs éléments locaux.
Chez les dames, l’intégration de la sélection U21 dans le dispositif de la Nationale Une va également dans le sens d’une préparation à long terme de la relève.
Une saison 2026-2027 placée sous le signe de la concertation
Au terme de cette réunion, une chose semble avoir fait l’unanimité : la nécessité de travailler dans un esprit de concertation.
La FABB a voulu réunir les clubs autour d’une même table, écouter leurs préoccupations, examiner leurs propositions et définir avec eux les contours d’une saison qui s’annonce dense et particulièrement importante pour l’avenir du basket-ball national.
Avec un coup d’envoi fixé au 11 septembre pour la Super-Division messieurs et au 25 septembre pour la Nationale Une dames, les clubs disposent désormais d’un calendrier et d’une formule qui leur permettent de se projeter concrètement.
Reste maintenant le plus difficile : transformer les décisions prises autour de la table en une saison réussie sur les parquets. Avec une phase régulière longue de 26 journées chez les messieurs, un Play-In qui promet de belles batailles, des Playoffs au meilleur des trois matches, une lutte acharnée pour le maintien et, chez les dames, une formule pensée également pour accompagner la jeune génération, le championnat 2026-2027 s’annonce riche en enjeux.
Le basket algérien veut repartir sur de nouvelles bases. La réunion de coordination de samedi en aura constitué le premier acte. La réponse, elle, viendra désormais du terrain.
Walim Mansouri.



