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Pas de consensus sur la formule de compétition — Le championnat à nouveau reporté

À deux jours de la date annoncée pour le coup d’envoi du championnat d’Excellence messieurs, la reprise du championnat national demeure entourée d’incertitudes. Prévue désormais pour le 2 octobre, après plusieurs changements apportés au calendrier initial, la première journée reste notamment tributaire de la formule de compétition et des modalités pratiques de son déroulement.

Le handball national s’apprête ainsi à aborder une nouvelle saison dans un climat tendu entre la Fédération algérienne de handball (FAHB) et plusieurs clubs. La réunion tenue récemment entre les responsables de la FAHB et les présidents des formations de l’élite n’a pas permis de dégager un véritable consensus sur les principaux points conditionnant la reprise. Les difficultés financières des clubs, les modalités d’organisation du championnat et les contraintes liées à la programmation continuent d’alimenter les discussions.

Une formule toujours dans le flou

Le principal problème réside aujourd’hui dans l’absence de visibilité concernant la formule qui sera effectivement appliquée. Les clubs ont besoin de connaître précisément le système de compétition, le calendrier et les différentes échéances afin de pouvoir organiser leur saison sportive dans des conditions normales.

Cette incertitude intervient alors que plusieurs formations ont déjà entamé leur préparation depuis plusieurs semaines. Certaines ont même commencé leur travail très tôt, sur la base des dates communiquées initialement par la Fédération. Le premier calendrier publié en août prévoyait en effet le début du championnat d’Excellence messieurs le 18 septembre.

La première journée a depuis été reportée au 2 octobre, sans que les contours définitifs de la compétition ne semblent encore totalement arrêtés. Pour les techniciens, cette situation complique forcément la planification. Préparer une équipe sans connaître avec précision le nombre de rencontres, le système de compétition ou encore le rythme des journées rend difficile la gestion de la charge de travail et la programmation de la préparation.

Les clubs ne jouent pas tous le jeu

À cette problématique sportive s’ajoute celle, devenue récurrente, de la situation financière des clubs. Plusieurs présidents réclament des solutions concrètes et une prise en charge plus importante des difficultés auxquelles leurs formations sont confrontées. La question financière constitue aujourd’hui l’un des principaux points de désaccord avec l’instance fédérale.

Certains dirigeants estiment qu’il leur est difficile de supporter seuls les charges liées à une saison de haut niveau, notamment les frais de déplacement, d’hébergement et d’équipement, ainsi que les salaires des joueurs et des membres de l’encadrement.

Cette position explique en partie les tensions apparues ces dernières semaines. La menace d’un boycott avait même été évoquée dans le contexte des divergences avec la Fédération. Certains clubs tiennent toutefois désormais à préciser qu’ils ne souhaitent pas aller jusqu’à cette extrémité.

Pour de nombreux observateurs, le financement des clubs relève cependant d’abord de la responsabilité de leurs dirigeants. Il appartient à ces derniers de rechercher des sponsors et de mobiliser les ressources nécessaires, et non à la Fédération de prendre en charge l’ensemble de leurs dépenses. C’est notamment pour cette raison que certains présidents de club sont accusés de ne pas jouer pleinement le jeu. Ils portent également une part de responsabilité dans cette impasse.

Une reprise qui tarde à se dessiner

À cette situation s’ajoute le report de la Supercoupe d’Algérie, initialement programmée à la fin du mois de septembre. Cette décision a encore renforcé les interrogations autour du calendrier national et de la reprise effective des compétitions.

À quelques jours seulement de la date annoncée du 2 octobre, l’incertitude demeure donc importante. Le temps presse pourtant. Les clubs qui ont entamé leur préparation attendent désormais de disposer d’une feuille de route claire. Ceux qui ont tardé à reprendre collectivement se retrouvent eux aussi dans une situation particulière, puisqu’il devient difficile de déterminer précisément le moment où ils devront atteindre leur pic de forme.

Au-delà du simple calendrier, c’est donc toute la préparation de la saison qui se retrouve affectée par cette absence de visibilité. À l’approche du 2 octobre, le handball national est une nouvelle fois confronté au même problème : une date annoncée, mais encore trop d’interrogations quant à son application.

Les dames également dans l’expectative

Le championnat d’Excellence dames n’échappe pas à cette situation. Initialement programmé le 9 octobre dans le calendrier fédéral, il reste lui aussi tributaire des décisions qui seront prises concernant l’organisation générale de la saison.

Les formations féminines doivent également connaître leur formule, leur calendrier et les conditions précises dans lesquelles se déroulera la compétition. Là encore, les clubs ont besoin de visibilité pour gérer leur préparation, leurs effectifs et leurs engagements.

Le championnat féminin se retrouve ainsi dans l’expectative, alors que la nouvelle saison devait justement permettre aux différents clubs de travailler dans un cadre mieux défini.

À moins de 48 heures de la date annoncée pour le démarrage du championnat d’Excellence messieurs, la balle est désormais dans le camp de la FAHB et des clubs. Il faudra rapidement sortir du flou, trouver un terrain d’entente sur les questions financières et arrêter définitivement la formule de compétition.

A. A.

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