
Alors que le championnat national masculin de handball donnera son coup d’envoi ce vendredi, les clubs féminins restent dans l’attente d’une programmation qui leur permettrait d’aborder la nouvelle saison avec davantage de visibilité.
Entre le calendrier de la compétition, le stage de la sélection nationale et une formule de championnat qui suscite des interrogations, les responsables des clubs concernés cherchent encore à comprendre les choix retenus et leurs conséquences sur le déroulement de la saison.
Certains clubs féminins auraient souhaité que leur championnat débute en même temps que celui des messieurs. Selon les explications qui leur auraient été fournies, les contraintes liées à la disponibilité des arbitres et des salles auraient empêché un lancement simultané. Un argument qui suscite néanmoins des interrogations, dans la mesure où le championnat féminin est annoncé pour le week-end prochain. Si ces contraintes peuvent expliquer certaines difficultés organisationnelles, pourquoi ne pourraient-elles pas être surmontées à cette échéance ? Après le retard déjà enregistré, un démarrage ce week-end aurait-il été impossible à envisager ? La question mérite d’être posée, d’autant que le calendrier retenu soulève un autre problème, potentiellement plus délicat pour les clubs.
Un stage de la sélection qui tombe au mauvais moment ?
Le stage de la sélection nationale féminine doit débuter le 18 octobre, alors que la première journée du championnat est prévue le week-end suivant. Cette proximité entre les deux échéances risque de compliquer la tâche des entraîneurs et des responsables des clubs, notamment ceux qui comptent plusieurs internationales dans leurs effectifs.
Une question centrale se pose : quand les joueuses convoquées retrouveront-elles leurs clubs ? Seront-elles libérées le jeudi précédant les rencontres du vendredi afin de prendre part à la première journée, ou devront-elles rester à la disposition de la sélection nationale ? Dans ce dernier cas, les équipes concernées pourraient être contraintes de disputer leurs premiers matches sans plusieurs éléments importants.
Les clubs s’interrogent également sur une éventuelle mesure d’aménagement du calendrier. La première journée sera-t-elle reportée pour les formations comptant plus de trois joueuses en sélection ? Ou devront-elles s’adapter aux circonstances, au risque de se retrouver dans des conditions différentes de celles de leurs adversaires ? À ce stade, ces questions appellent des clarifications afin de permettre aux équipes de préparer sereinement leur entrée en compétition.
La préparation de la sélection nationale est évidemment une priorité, mais elle doit pouvoir s’articuler avec les exigences du championnat. Une meilleure coordination entre les deux calendriers permettrait d’éviter aux clubs de devoir choisir entre la disponibilité de leurs joueuses et le respect du programme sportif.
Une formule qui interroge
Les interrogations ne concernent pas uniquement la programmation. La formule du championnat suscite, elle aussi, des réserves. Le projet initial prévoyait une poule unique de douze équipes. Toutefois, avec l’accession du club de Didouche Mourad, de Constantine, et son intégration dans la compétition, le championnat devrait finalement réunir treize formations, sous réserve de la confirmation de la formule définitive.
Cette configuration implique qu’à chaque journée, une équipe sera exemptée. Une particularité qui n’est pas nécessairement problématique en soi, mais qui nécessite une programmation cohérente et une bonne maîtrise du calendrier, notamment dans une saison déjà marquée par des incertitudes.
Mais c’est surtout la phase finale qui soulève des questions. Comme lors de la saison dernière, les quatre meilleures équipes devraient se retrouver dans un mini-championnat, communément appelé « Final Four », pour déterminer le titre. Certains clubs peinent à comprendre l’intérêt de ce dispositif, alors qu’un championnat régulier en poule unique pourrait, à leurs yeux, suffire à désigner le champion.
Pourquoi ne pas retenir une formule dans laquelle les treize équipes s’affronteraient en matches aller-retour, avec un classement final déterminant directement le champion et les trois dernières places entraînant la relégation ? Une telle option présenterait l’avantage de donner à chaque rencontre un enjeu sportif clairement défini tout au long de la saison, sans ajouter une phase supplémentaire à la compétition.
Le maintien d’un « Final Four » peut certes répondre à une volonté de prolonger le suspense et de valoriser les dernières échéances, mais ses modalités et sa justification sportive mériteraient d’être davantage expliquées aux clubs.
Des clarifications attendues
À quelques jours du lancement annoncé du championnat féminin, les questions portent donc autant sur le calendrier que sur l’organisation générale de la compétition. La disponibilité des joueuses internationales, la gestion des reports éventuels et le choix de la formule définitive constituent autant de sujets qui nécessitent des réponses précises.
Il ne s’agit pas de remettre en cause les difficultés organisationnelles auxquelles la fédération peut être confrontée, mais de souligner la nécessité d’une meilleure anticipation. Les clubs ont besoin d’un calendrier lisible et de règles clairement établies pour préparer leurs joueuses, gérer leurs effectifs et aborder la compétition dans des conditions équitables.
A. A.



