
Le championnat Excellence dames de handball devra encore patienter avant de reprendre ses droits. Initialement prévue le 23 octobre, l’entame de la compétition a été reportée au 30 octobre par la Fédération algérienne de handball, en raison du stage de préparation de la sélection nationale féminine, programmé à Alger du 18 au 25 octobre.
Une décision qui permet aux internationales de poursuivre leur préparation dans de bonnes conditions, mais qui ne fait pas forcément les affaires de tous les clubs, notamment ceux qui avaient déjà bouclé une bonne partie de leur préparation et qui étaient prêts à entrer dans le vif du sujet.
La sélection nationale au cœur des priorités
Le calendrier du Championnat national doit ainsi s’adapter aux exigences de la sélection féminine. En regroupant les joueuses à Alger du 18 au 25 octobre, le staff technique national, mené par Abderrahmane Hadj Hamedri, entend mettre à profit cette période pour travailler avec un groupe appelé à défendre les couleurs nationales lors des prochaines échéances. Au total, 14 joueuses évoluant dans le championnat algérien ont été convoquées pour ce stage, preuve que les clubs locaux constituent un réservoir important pour l’équipe nationale. Dans ce contexte, le report de la première journée apparaît comme une mesure destinée à faciliter la préparation de la sélection et à permettre aux joueuses concernées de se consacrer pleinement au travail demandé par le staff technique. La disponibilité des internationales et la nécessité de leur offrir un cadre de préparation adapté ont donc pesé dans la décision de la FAHB. Si l’intérêt de la sélection nationale reste une priorité pour les instances fédérales, ce changement de calendrier n’est toutefois pas sans conséquences pour les formations engagées en championnat. Pour certains clubs, cette semaine supplémentaire représente un délai inattendu, alors que les préparatifs étaient déjà orientés vers le rendez-vous du 23 octobre.
Le HBC El-Biar aurait préféré entrer en scène
Parmi les équipes concernées par ce décalage figure le Handball Club d’El-Biar, le champion en titre, habitué à jouer les premiers rôles sur la scène nationale. Le club de la capitale, qui dispose d’un effectif riche et de plusieurs joueuses appelées en sélection, aurait sans doute préféré lancer sa saison à la date initialement annoncée. Sur le papier, cette profondeur de banc constitue pourtant un atout de taille pour le représentant algérois. Avec un groupe fourni et plusieurs solutions à différents postes, El-Biar possède des arguments pour aborder la compétition avec ambition. Mais au-delà de la qualité de l’effectif, la volonté d’entamer le championnat répond également à une logique sportive, celle de retrouver le rythme de la compétition, de mettre en pratique le travail effectué à l’entraînement et de donner rapidement le ton face aux adversaires. Le report du coup d’envoi vient donc bousculer cette perspective. Même si le champion en titre dispose des ressources nécessaires pour composer avec les aléas du calendrier, le club aurait pu profiter de la première journée pour lancer sa dynamique et commencer à défendre son statut sur le terrain. Pour une formation qui vise les premières places, chaque rencontre représente une occasion de trouver les bons automatismes et de confirmer les ambitions affichées durant l’intersaison.
Une préparation déjà bien avancée
Le décalage de la première journée risque surtout de contrarier les équipes qui ont entamé leur préparation très tôt. Plusieurs formations ont repris le travail dès la fin du mois d’août, avec un programme établi en fonction d’une reprise du championnat à la date annoncée. Préparation physique, séances technico-tactiques, matchs amicaux et mise en place des systèmes de jeu, autant d’étapes organisées pour arriver au rendez-vous du 23 octobre avec le maximum de garanties. Or, lorsqu’un calendrier est modifié à quelques jours de son échéance, les entraîneurs doivent parfois revoir leurs plans. Il leur faut maintenir les joueuses dans une dynamique compétitive, gérer la charge de travail et éviter que cette période d’attente ne perturbe les acquis de la préparation. Pour les effectifs qui ont déjà accumulé plusieurs semaines d’entraînement, prolonger cette phase sans véritable enjeu officiel peut constituer un défi supplémentaire. Le cas du HBC El-Biar illustre ainsi les interrogations que peut susciter ce report. Malgré la richesse de son groupe et la présence de plusieurs de ses joueuses en sélection, le champion en titre aurait pu aborder cette première journée avec l’envie de concrétiser sur le terrain les efforts consentis depuis la reprise. D’autres clubs, eux aussi engagés dans une préparation précoce, peuvent partager ce sentiment de frustration.
Le 30 octobre, nouveau rendez-vous
Désormais, les regards sont tournés vers le 30 octobre, nouvelle date annoncée pour le lancement du championnat Excellence dames. Les clubs disposent d’une semaine supplémentaire pour peaufiner leurs réglages, entretenir la forme physique de leurs joueuses et ajuster leurs dispositifs tactiques. Cette marge peut être utile à certaines formations, notamment celles qui ont besoin de récupérer des joueuses ou de corriger les derniers détails avant la compétition. Le report du 23 au 30 octobre répond à une logique de coordination avec les besoins de l’équipe nationale féminine. Mais il rappelle aussi la difficulté de concilier les impératifs de la sélection et ceux des clubs, dont certains avaient préparé leur saison depuis la fin août. Pour le HBC El-Biar comme pour les autres formations ambitieuses, l’essentiel sera désormais de préserver le rythme et la concentration jusqu’au véritable coup d’envoi.
A.A



