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L’Algérie privée de Bidani et de Mamoun à Tarente

L’équipe nationale algérienne d’haltérophilie a achevé, avant-hier, son stage de préparation qui s’est étalé sur plus d’un mois. Cette phase d’entraînement intensif, menée dans des conditions exigeantes, avait pour objectif principal d’optimiser les aptitudes technique et physique des athlètes avant les prochaines échéances internationales. Ce stage s’inscrit dans une stratégie globale de préparation aux Jeux méditerranéens, prévus à Tarente (Italie), ainsi qu’à la période cruciale de qualification pour les prochains Jeux olympiques.

Cependant, la sélection nationale a essuyé un coup dur avec l’annulation surprise de deux catégories de poids majeures au programme officiel des Jeux méditerranéens : les poids lourds hommes et femmes. Cette décision, prise par le comité d’organisation, entraîne de facto l’absence de deux figures emblématiques et incontournables de l’équipe algérienne : l’haltérophile Walid Bidani et l’haltérophile Amina Mamoun. Ces deux champions, sur qui reposaient de légitimes espoirs de médailles et de performances marquantes, se retrouvent ainsi écartés d’une compétition pour laquelle ils s’étaient préparés avec détermination.

Touiri nourrit de grands espoirs

Malgré cette lourde absence, qui constitue un véritable séisme pour la délégation algérienne, les ambitions restent élevées pour le reste des éléments de l’équipe. Les responsables techniques et les athlètes ont affiché une volonté farouche de ne pas se laisser abattre par cette contrainte réglementaire imprévue. En tête de ces espoirs figure l’haltérophile Ayman Touiri, vice-champion d’Afrique et ancien champion du monde dans la catégorie des moyens, qui fait son grand retour après une bonne période de préparation. Touiri, fort de son expérience et de son palmarès, est attendu comme l’un des principaux atouts de l’Algérie à Tarente.

Des objectifs réalistes mais ambitieux

Les objectifs fixés à l’équipe nationale, bien que révisés à la baisse en raison de l’absence de ses deux piliers, demeurent ambitieux. Il s’agit avant tout de porter haut les couleurs de l’Algérie et d’obtenir des résultats honorables, dignes de l’histoire glorieuse de l’haltérophilie algérienne et de ses ambitions légitimes sur la scène internationale. Les autres membres de la délégation, bien que moins expérimentés, ont montré des signes encourageants durant le stage turc et pourraient bien créer la surprise dans leurs catégories respectives.

Le stage de préparation en Turquie, mené sous la supervision d’un staff technique expérimenté, a permis aux athlètes de travailler spécifiquement sur leurs points faibles et de peaufiner leur technique. Les séances d’entraînement, alternant travail de force, de vitesse et de précision, ont été particulièrement intenses, reflétant la volonté des haltérophiles algériens de se montrer à la hauteur des attentes. Cette préparation minutieuse, bien que perturbée par l’annulation des catégories lourdes, reste un atout majeur pour la suite de la saison, notamment pour les qualifications olympiques.

L’absence de Walid Bidani et d’Amina Mamoun à Tarente constitue indéniablement un coup dur pour l’haltérophilie algérienne, mais elle ne doit pas occulter le potentiel et la détermination des autres membres de l’équipe. Les jeunes talents, épaulés par des athlètes expérimentés comme Ayman Touiri, ont l’opportunité de s’affirmer sur la scène internationale et de préparer l’avenir. L’objectif à moyen terme reste la qualification pour les prochains Jeux olympiques, une échéance qui mobilise la Fédération et les athlètes.

En définitive, malgré les contrariétés et les décisions qui échappent au contrôle des athlètes, l’équipe nationale algérienne d’haltérophilie aborde les Jeux méditerranéens de Tarente avec détermination et humilité. Le défi est de taille, mais l’histoire de l’haltérophilie algérienne a toujours été marquée par la résilience et la capacité à surmonter les obstacles.

K. M.

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