La direction peine à recruter

La période des transferts avance mais l’opération recrutement patine pour la direction de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK).
Alors que les supporters, impatients et exigeants, espèrent voir arriver des renforts capables de renforcer l’équipe et viser des objectifs élevés la saison prochaine, la direction peine à concrétiser ses pistes. À l’heure actuelle, seuls cinq joueurs ont officiellement signé alors que plusieurs dossiers sensibles restent en suspens, retardant la construction définitive de l’effectif. Ces blocages s’expliquent principalement par des situations contractuelles complexes : la majorité des cibles identifiées par le staff kabyle ne détiennent pas leur avenir entre leurs mains, dépendant encore de leurs clubs actuels ou de négociations financières délicates.
Parmi les cas les plus évoqués figure celui du milieu Abderraouf Benguit, au cœur d’un conflit avec les dirigeants de son club, le CR Belouizdad (CRB). Privé de sa libération malgré l’intérêt manifeste de la JSK, Benguit ne peut pour l’instant parapher un contrat ailleurs. Cette impasse administrative et sportive gèle les négociations et oblige la JSK à attendre une décision qui échappe à ses prérogatives. Situation comparable pour l’attaquant de l’ES Sétif (ESS), Merouane Zerrouki : fortement courtisé et séduit par l’idée de rejoindre la formation du Djurdjura, il est toutefois conditionné à l’obtention d’une libération de la part de son club.Sans cette formalité, aucun contrat ne peut être signé, et le dossier stagne dans l’incertitude. À ces deux noms s’ajoute l’attaquant de l’Espérance de Tunis, Mokwana, toujours lié par un engagement contractuel avec son club tunisien, ce qui complique encore davantage les chances d’un transfert rapide.
Mansouri a un plan B
Malgré ces obstacles, la direction sportive ne reste pas inerte. Yazid Mansouri, fraîchement nommé directeur technique et sportif, affiche des ambitions claires et un plan de travail précis. Sa priorité demeure la venue de joueurs de qualité — des profils reconnus comme Benguit, Zerrouki, Mokwana mais aussi Youcef Atal, qui figure toujours en tête des desiderata. Les pistes menant à ces joueurs restent ouvertes et suivies de près par le staff technique. Néanmoins, Mansouri sait qu’il ne peut se permettre d’attendre indéfiniment : le calendrier compétitif approche et l’équipe nécessite des renforts ciblés pour combler des lacunes pointées durant la dernière saison.
C’est pourquoi le dirigeant prépare également un plan B. Conscient des montants souvent exigés par les clubs d’origine et des difficultés liées aux résiliations ou aux prêts, Mansouri multiplie les contacts et négocie parallèlement avec d’autres profils susceptibles d’apporter de la profondeur et de l’expérience à l’effectif. Cette stratégie duale — viser des recrues de haut niveau tout en gardant des alternatives crédibles — vise à limiter les risques et accélérer les arrivées si les dossiers prioritaires n’aboutissent pas.
La galerie attend des stars
Du côté des supporters, l’exigence reste intacte. À l’annonce de la nomination de Mansouri, l’espoir d’un mercato ambitieux s’est répandu dans les tribunes : les fans réclamaient des noms forts capables de porter le club vers les titres. À ce stade, beaucoup se disent déçus par le rythme du recrutement mais gardent confiance tant que la direction continue de communiquer des pistes sérieuses. Mansouri, pour sa part, promet de réserver « de belles surprises »; reste à savoir si ces promesses pourront se traduire en signatures concrètes avant la reprise des compétitions.
La JSK fait face à une fenêtre de mercato particulière où l’habileté dans les négociations et la gestion des situations contractuelles seront déterminantes. Les jours à venir devraient éclaircir le paysage : soit les dossiers phares se dénoueront, soit la direction activera son plan B pour garantir que l’équipe soit prête, compétitive et conforme aux ambitions affichées pour la saison à venir.
M. L.



