
La Confédération africaine de handball (CAHB) a annoncé une nouvelle formule de qualification pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028, une décision appelée à modifier profondément la donne sur le continent.
Pour la première fois, le titre continental ne sera plus directement synonyme de billet olympique chez les messieurs. La CAHB a, en effet, décidé de mettre en place un tournoi spécifique de qualification, programmé en mars 2028, qui réunira quatre sélections africaines et désignera l’équipe appelée à représenter l’Afrique aux Jeux olympiques américains. Pour l’Algérie, cette réforme impose un objectif clair et non négociable : terminer sur le podium de la prochaine Coupe d’Afrique des nations. Seules les trois meilleures équipes de la CAN seront autorisées à poursuivre l’aventure olympique. Une exigence d’autant plus importante que le Sept national vient de vivre une édition continentale en demi-teinte, terminant à la quatrième place après une défaite face au Cap-Vert dans le match pour la troisième place. Les Verts devront donc retrouver leur meilleur visage s’ils veulent rester dans la course vers Los Angeles.
Un tournoi olympique à quatre équipes
Selon le nouveau dispositif adopté par l’instance continentale, la qualification olympique se jouera lors d’un tournoi réunissant quatre sélections. Cette compétition est prévue en mars 2028, soit à quelques mois seulement du début des Jeux olympiques de Los Angeles, qui se tiendront du 14 au 30 juillet 2028. Le tournoi de handball masculin débutera même le 12 juillet, avant la cérémonie d’ouverture, et se poursuivra à la Long Beach Arena. Les quatre participants à ce rendez-vous décisif seront le champion d’Afrique 2028, le pays organisateur du tournoi qualificatif, ainsi que les deux autres meilleures sélections de la CAN. Le pays hôte de cette épreuve n’a pas encore été désigné par la CAHB, ce qui laisse planer une part d’incertitude sur les conditions exactes de la compétition. Il reste néanmoins acquis que le vainqueur de ce tournoi décrochera l’unique place africaine pour les Jeux olympiques de Los Angeles. Cette formule introduit une nouveauté majeure dans le handball africain. Jusqu’ici, remporter la Coupe d’Afrique des nations offrait généralement une qualification directe aux Jeux olympiques.
Désormais, le sacre continental ne garantira plus automatiquement la présence aux JO. Il permettra simplement à son détenteur d’intégrer le tournoi de qualification, où tout devra se rejouer devant quatre équipes. Le champion d’Afrique disposera certes d’un avantage symbolique et sportif, mais il devra confirmer son statut quelques mois plus tard pour valider son billet olympique. Ce changement modifie également la lecture de la CAN. Le titre continental conservera tout son prestige, mais il ne représentera plus l’aboutissement du parcours olympique. Il deviendra une étape vers une ultime épreuve qualificative, plus courte, plus intense et sans droit à l’erreur. Pour les sélections africaines, et particulièrement pour l’Algérie, chaque match de la prochaine CAN prendra ainsi une importance considérable.
Un enjeu de taille
Pour les Verts, l’enjeu est donc parfaitement identifié : terminer parmi les trois premières nations du continent. Cette place sur le podium constituerait le sésame pour participer au tournoi de qualification olympique de mars 2028. À l’inverse, une élimination avant les demi-finales, ou une défaite dans le match pour la troisième place, signerait pratiquement la fin du rêve olympique.
La mission ne sera pas simple. Lors de la dernière CAN, disputée au Rwanda, l’Algérie a terminé à la quatrième place après avoir été battue par le Cap-Vert, sur le score de 29 à 23, en petite finale. Ce résultat a révélé à la fois les qualités du groupe algérien et ses limites face aux équipes les plus solides du continent. Les Verts ont montré qu’ils pouvaient rivaliser avec les meilleures formations africaines, mais ils ont également payé leur manque de régularité dans les moments décisifs.
L’objectif sera donc de retrouver ce niveau de performance, voire de le dépasser. Pour cela, la préparation devra être rigoureuse, progressive et adaptée aux exigences du handball continental moderne. Le staff technique devra travailler sur la cohésion du groupe, la gestion de l’effort, la profondeur de l’effectif et la capacité à répondre présent dans les rencontres à élimination directe. Ces paramètres seront déterminants dans une compétition où un seul match raté peut compromettre plusieurs années de travail.
A.A



