Grand Prix d’Italie — Antonelli, l’exploit d’une vie à Monza

Parti dernier, à cause de multiples pénalités cumulées suite au changement de certaines pièces du moteur Mercedes, le virtuose italien n’a pas tremblé, et a pu remonter jusqu’à la première place à 2 tours de l’arrivée, pour signer sa 7e victoire, la 50e d’un pilote italien, et la 250e du moteur Mercedes.
Kimi Antonelli a écrit l’une des plus belles pages de l’histoire récente de la Formule 1. Parti de la 19e position sur la grille, le jeune Italien a remporté ce dimanche son Grand Prix national à Monza, au terme d’une remontée spectaculaire qui restera comme l’un des grands exploits de sa carrière. À 20 ans, le pilote Mercedes devient surtout le premier Italien à s’imposer à Monza depuis Ludovico Scarfiotti, vainqueur en 1966.
La course avait pourtant commencé dans la confusion. Alors que Pierre Gasly et George Russell conservaient les commandes, Charles Leclerc, parti troisième, abandonnait dès les premiers tours après un violent accident à la Parabolica, provoquant l’interruption de l’épreuve par un drapeau rouge. Leclerc, heureusement indemne de sa Ferrari.
À la reprise, Antonelli entamait une remontée méthodique. Profitant notamment des stratégies pneumatiques et d’une période de neutralisation favorable, il revenait progressivement sur Russell. Le Britannique, longtemps leader, semblait pourtant tenir la victoire, avant que son équipier ne fasse la différence dans les dernières boucles.
À trois tours de l’arrivée, Antonelli portait une attaque décisive sur Russell et prenait définitivement les commandes. Il franchissait la ligne avec 3’’857 d’avance sur son équipier, tandis que Max Verstappen complétait le podium à 14’’718. Lando Norris et Oscar Piastri plaçaient les deux McLaren aux quatrième et cinquième places, devant Lewis Hamilton, sixième. Gasly, auteur de la pole, devait se contenter de la septième position.
Cette victoire est également capitale au championnat. Antonelli creuse son avance sur Russell et compte désormais 66 points d’avance sur son équipier, son principal rival pour le titre. Parti dernier après une pénalité moteur, il repart donc de Monza avec une victoire historique et une position encore renforcée dans la course au sacre mondial.
Monza voulait offrir un dimanche rouge aux tifosi. C’est finalement un Italien en gris et noir qui leur a offert le plus beau des spectacles.
Djaffar KHODJA



