MOTOSPORTS

Formule 1: La consécration de la dynastie Andretti

Cette semaine, la FIA a donné son accord à l’arrivée de l’écurie Andretti en F1. La candidature de cette équipe américaine a fait couler beaucoup d’encre, faisant l’objet de débats contradictoires au sein de la discipline reine du sport automobile.

Plus qu’un projet économique, le combat de la famille Andretti pour gagner ce droit de s’engager en F1 a pris l’allure d’une lutte pour décrocher la consécration pour des décennies de sport automobile d’une dynastie de migrants italiens devenus un modèle de réussite à l’américaine. La saga des Andretti, une légende vivante du sport automobile aux États-Unis, est marquée par une dynastie de pilotes à la fois talentueux, intrépides, déterminés, mais parfois, cruellement malchanceux. Cette lignée prestigieuse des Andretti s’étire sur trois générations. Mario et son frère jumeau Aldo, leurs fils Michael, Jeff et John, ainsi que leurs petits-fils Marco et Lucca, incarnent une véritable tradition dans le monde de la course automobile.

Le fabuleux destin de migrants italiens …

Mario, le patriarche de la famille, est originaire de Montona en Italie, désormais située en Croatie. Sa famille a connu les affres de la Seconde Guerre mondiale avant de s’installer aux États-Unis en juin 1955. Là-bas, Mario et Aldo ont été irrémédiablement séduits par la passion du sport automobile, notamment lors de leur visite au Grand Prix de F1 d’Italie à Monza un an plus tôt. Une fois établis dans la paisible ville de Nazareth en Pennsylvanie, les frères Andretti, obsédés par les courses automobiles et les légendaires Ferrari, ont rapidement embrassé la compétition en stock-car, pilotant une Hudson Hornet de 1948. Aldo, tout aussi rapide et audacieux que son frère, a également pris le volant, mais malheureusement, sa carrière a été écourtée par deux terribles accidents. Mario, quant à lui, a connu une carrière couronnée de succès. En 1965, il a été couronné « Rookie of the Year » à l’Indy 500 et a remporté le championnat USAC, exploit qu’il a réédité l’année suivante.

De l’Indy à la Formule 1, la gloire de Mario … 

En 1969, il a finalement atteint le sommet en remportant l’Indy 500 et décrochant un troisième titre en série USAC. Son incursion en Formule 1 à Watkins Glen en 1968 a fait sensation, avec une pole position devant le grand Jackie Stewart ! Outre ses duels épiques avec des pilotes légendaires tels que Foyt et Unser en IndyCar, Mario a diversifié sa carrière en se lançant dans l’endurance, les courses de voitures de sport et même en NASCAR. En 1967, il a triomphé dans le monde du stock-car, remportant le Daytona 500 avec son style agressif et tout en glisse. Quelques semaines plus tard, il s’est imposé aux 12 Heures de Sebring, aux côtés du Néo-Zélandais Bruce McLaren, au volant d’une Ford MK4. Sa consécration est survenue en 1978, lorsqu’il est devenu champion du monde de Formule 1 au volant de la Lotus 79 de Colin Chapman. Malgré les années qui passent, Mario n’a pas raccroché le casque tout de suite. Il a continué à briller en Formule 1 jusqu’en 1982, réalisant même la pole position pour Ferrari au Grand Prix d’Italie à Monza lors de son avant-dernière course en carrière.

L’Amérique pour bâtir l’empire familial …

Par la suite, il est retourné en IndyCar à plein temps de 1983 à 1994, au sein de l’écurie Newman-Haas, remportant un quatrième titre en 1984. A l’âge de 54 ans, il a finalement pris sa retraite, mettant un terme à une carrière remarquable qui l’a rendu célèbre dans le monde entier. Michael, le fils aîné de Mario, a lui aussi écrit son propre chapitre dans l’histoire de la course automobile. Avec 42 victoires en série CART entre 1986 et 2002, il a été sacré champion de la catégorie en 1991. Malgré une tentative de carrière en Formule 1 chez McLaren en 1993, qui a été entachée d’une série de déconvenues, il est retourné en série CART aux États-Unis. Michael est aujourd’hui classé troisième parmi les pilotes ayant remporté le plus grand nombre de victoires en championnat CART, derrière A. J. Foyt (67 victoires) et son propre père Mario (52). Néanmoins, le destin s’est montré impitoyable envers lui à l’Indy 500, où il n’a jamais réussi à décrocher la victoire en 16 tentatives. En 1992, alors qu’il dominait outrageusement la course avec deux tours d’avance, sa pompe à essence a cruellement lâché à seulement 11 tours de l’arrivée…

Une tradition sur trois générations …

Jeff, le cadet de la famille, a lui aussi goûté aux joies de la course automobile pendant quelques années, mais sa carrière a pris fin tragiquement lorsqu’il a subi une fracture du bassin et d’une jambe lors de l’Indy 500 en 1992. John, le cousin, fils d’Aldo, a également fait carrière en pilotant des voitures de sport et en participant à des épreuves de NASCAR pendant de nombreuses années. Ensemble, Mario, Michael et John ont relevé de nombreux défis en participant à des courses d’endurance légendaires, telles que les 24 Heures du Mans, les 24 Heures de Daytona et les 12 Heures de Sebring. La troisième génération des Andretti est symbolisée par Marco, le fils de Michael, qui court pour l’équipe de son père en série IndyCar. Malgré un palmarès modeste de deux victoires en 167 départs dans cette série, sa dernière victoire remontant à 2011 sur l’ovale de l’Iowa, Marco poursuit la tradition familiale sur les circuits américains. Bien que Marco puisse ne pas détenir le même génie brut que son illustre grand-père, le nom Andretti continue de résonner comme un hymne à la passion et à la ténacité sur les circuits américains. Une lignée indomptable qui a marqué l’histoire de la course automobile aux États-Unis.

Djaffar KHODJA

 

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