
La sélection algérienne de boxe a réalisé un excellent début de parcours aux Championnats d’Afrique 2026, organisés à Nairobi (Kenya) sous l’égide de World Boxing Africa.
Dès les premiers tours, les pugilistes algériens ont imposé leur loi et sécurisé plusieurs médailles, confirmant la bonne santé du « noble art » algérien sur la scène continentale.
Youcef Islam Yaïche (-70 kg) s’est qualifié pour les demi-finales après une victoire nette à l’unanimité des juges (5-0) contre le Rwandais Frank Kazung. Mustapha Abdou (-80 kg) a, lui, disposé expéditivement de l’Égyptien Ali El Salamony, par arrêt de l’arbitre (RSC) au troisième round. Chez les dames, Malak Aichoune (-52 kg) a battu la Béninoise Pauline Assogba (5-0), tandis que Douaa Raouas (-54 kg) s’est imposée indiscutablement (5-0) face à la Nigériane Aish Gbaamosi. Mohamed Maoui (-85 kg) a également rejoint le dernier carré après avoir éliminé son homologue tanzanien, tout comme Hichem Maouche (-60 kg), qualifié après sa victoire contre l’Égyptien Amir Kelkany.
En revanche, Amine Zanaz (-55 kg) a été arrêté par l’arbitre (RSC) face au boxeur ougandais Samuel Msubuga et éliminé en quarts de finale. Fares Benmoukh (-50 kg) a, pour sa part, dû abandonner après avoir été arrêté par le médecin à la suite d’une blessure au sourcil, face au Rwandais Iyanone Jean-Claude, également en quarts de finale.
Ainsi, six boxeurs algériens se sont qualifiés pour les demi-finales, assurant déjà plusieurs médailles à la délégation nationale. Cette moisson précoce constitue un signal fort pour l’équipe d’Algérie, engagée à Nairobi avec une équipe de 13 boxeurs, dont huit messieurs et cinq dames. L’objectif affiché est clair : faire mieux que l’édition précédente et réaffirmer le statut de l’Algérie parmi les grandes nations africaines de la boxe.
La sélection nationale participe à ce rendez-vous continental avec de grandes ambitions. Lors de la précédente édition, disputée en 2023 à Yaoundé (Cameroun), l’Algérie avait terminé à la troisième place africaine avec un total de sept médailles : quatre en or, deux en argent et une en bronze. À Nairobi, les Algériens souhaitent non seulement égaler ce bilan, mais aussi le dépasser. Les premières qualifications obtenues et les chances encore en lice laissent entrevoir une compétition prometteuse pour la délégation nationale, qui dispose d’un effectif équilibré entre messieurs et dames.
K. M.



