
À quelques semaines des Championnats d’Afrique des nations, prévus du 13 au 31 octobre prochain à Kinshasa, la sélection algérienne de boxe a déjà entamé un nouveau cycle de préparation.
Après avoir refermé le chapitre des Jeux méditerranéens de Tarente, les pugilistes algériens ont rapidement repris le travail afin de se préparer aux prochaines échéances continentales. Le staff technique national a choisi de miser sur une reprise progressive, destinée à permettre aux boxeurs de retrouver leurs sensations, tout en préservant leur intégrité physique. Un stage se déroule depuis le 21 septembre au Centre de regroupement des équipes nationales de Fouka, dans la wilaya de Tipasa. Il prendra fin le 30 septembre, soit quelques jours avant le début du rendez-vous africain.
Une reprise axée sur tous les paramètres
Après une courte période de repos accordée au lendemain des Jeux méditerranéens, les boxeurs de la sélection senior ont retrouvé le chemin des entraînements. Pour l’entraîneur national, Khaled Harima, cette phase constitue un passage indispensable avant d’augmenter progressivement l’intensité du travail. Le technicien national a expliqué que le regroupement de Fouka était consacré à l’ensemble des aspects liés à la préparation d’un boxeur. Il s’agit notamment de la condition physique, du travail technico-tactique, de la récupération, de l’endurance et de la préparation psychologique. Selon lui, la progression enregistrée par les différents éléments est satisfaisante depuis le début du stage. Harima a également insisté sur l’importance de la récupération après la participation aux Jeux méditerranéens. À ses yeux, cette période ne devait pas être négligée, car elle permet aux athlètes de régénérer leurs organismes après plusieurs semaines d’efforts et de compétition. Une reprise précipitée aurait pu exposer les boxeurs à des blessures susceptibles de compromettre la suite de leur saison. Le staff technique entend donc avancer avec prudence, en tenant compte de l’état de forme de chaque pugiliste. L’objectif est de permettre aux athlètes de retrouver progressivement leur meilleur niveau, sans brûler les étapes avant les Championnats d’Afrique.
Deux rendez-vous continentaux au programme
La préparation de la sélection algérienne est toutefois compliquée du fait de la programmation de deux compétitions africaines presque simultanées. La première se déroulera à Kinshasa, en République démocratique du Congo, du 13 au 31 octobre, sous l’égide de l’Association internationale de boxe amateurs (AIBA). La seconde aura lieu à Nairobi, au Kenya, du 15 au 28 octobre, avec l’organisation de World Boxing. Ce chevauchement des dates a contraint les responsables de la boxe algérienne à réfléchir à une stratégie permettant de participer aux deux compétitions. Une réunion a été organisée afin d’examiner les différentes possibilités et d’éviter de priver la sélection nationale de l’un des deux rendez-vous. La solution envisagée consiste à engager deux groupes distincts de boxeurs. Un premier contingent représenterait l’Algérie à Kinshasa, tandis qu’un second groupe prendrait part à la compétition de Nairobi. Cette option permettrait d’offrir davantage de possibilités aux athlètes et d’assurer une présence algérienne dans les deux championnats. Cependant, cette proposition doit encore recevoir l’aval du ministère de la Jeunesse et des Sports. La décision finale dépendra donc des orientations de la tutelle, mais également des aspects administratifs et logistiques liés au déplacement des deux délégations.
Multiplier les combats pour progresser
Sur le plan sportif, Khaled Harima considère la participation aux deux compétitions comme une opportunité importante pour augmenter le volume de combats des boxeurs algériens. Le championnat organisé à Kinshasa devrait proposer des affrontements de haut niveau, tout en offrant aux participants une motivation financière. Le rendez-vous de Nairobi revêtira, quant à lui, une importance particulière en raison des points qui seront mis en jeu. Pour l’entraîneur national, ces deux échéances ne doivent pas être considérées uniquement à travers les résultats. Elles représentent également une occasion de donner davantage d’expérience aux jeunes boxeurs et de les habituer à évoluer dans des compétitions internationales de haut niveau. L’objectif est de permettre à chaque élément de disputer le maximum de combats, afin de mieux préparer les échéances futures. La multiplication des confrontations constitue, selon le staff technique, le meilleur moyen de corriger les insuffisances, d’améliorer la maîtrise tactique et de renforcer la confiance des pugilistes. Sur le plan administratif, Harima a indiqué que World Boxing avait accordé une dérogation aux pays africains afin de leur permettre de participer au championnat continental organisé par l’AIBA. Cette décision a ouvert la voie à une éventuelle présence algérienne dans les deux compétitions, même si l’autorisation officielle de la tutelle reste encore nécessaire.
K. M.



