
La délégation algérienne de boxe a réalisé une belle performance aux Championnats d’Afrique des nations 2026, disputés à Nairobi, au Kenya. Avec dix médailles, dont cinq en or, trois en argent et deux en bronze, la sélection nationale a confirmé sa place parmi les grandes puissances de la boxe africaine.
Fatiha Mansouri, Islem Yaiche, Mustapha Abdou, Mohamed Maoui et Sid Ahmed Moussaoui ont décroché chacun un titre continental, tandis que trois boxeuses ont atteint la finale et deux pugilistes se sont contentés du bronze. Cette campagne témoigne de la profondeur du vivier algérien et de sa capacité à rivaliser avec les meilleures sélections du continent.
Cinq titres continentaux amplement mérités
La première consécration algérienne est revenue à Fatiha Mansouri, sacrée championne d’Afrique dans la catégorie des moins de 51 kg. Opposée en finale à la Kényane Mbithe Veronica, la boxeuse algérienne s’est imposée sur le score de 4-1, au terme d’un combat disputé devant le public du pays hôte. Obtenue face à une adversaire évoluant à domicile, cette victoire a permis à l’Algérie de lancer idéalement sa campagne de finales.
Chez les messieurs, Islem Yaiche a également décroché le titre continental dans la catégorie des moins de 70 kg. Face à l’Égyptien Haikel Ahmed, le pugiliste algérien a livré un combat serré, conclu sur une victoire aux points par 3-2. Dans un duel équilibré, Islem Yaiche a su garder son sang-froid, imposer son rythme et convaincre la majorité des juges, offrant à l’Algérie un deuxième titre. Mustapha Abdou a, pour sa part, dominé la finale des moins de 80 kg face au Seychellois Jade Micock. Le boxeur algérien s’est imposé nettement sur le score de 5-0, décrochant une médaille d’or sans partage grâce à une décision unanime des juges. Mustapha Abdou a contrôlé les échanges et privé son adversaire de toute possibilité de revenir dans la rencontre, signant l’un des succès les plus nets de la délégation algérienne.
La délégation nationale a ensuite enregistré deux autres titres dans les catégories supérieures. Mohamed Maoui, engagé chez les moins de 85 kg, a remporté la médaille d’or face à l’Angolais Moise Gimbi. Sid Ahmed Moussaoui a ensuite été sacré chez les plus de 90 kg après sa victoire en finale contre le Kényan Clinton Machinia. Les scores de ces deux confrontations n’ont pas été communiqués, mais les deux Algériens figurent parmi les champions de cette édition. Avec cinq titres continentaux, les pugilistes algériens ont réussi à placer leurs représentants au sommet dans plusieurs catégories, des moins de 51 kg chez les dames jusqu’aux plus de 90 kg chez les messieurs. Cette répartition des sacres confirme la solidité d’un collectif algérien élargi et compétitif.
Trois médailles d’argent malgré des finales difficiles
Si cinq Algériens ont réussi à monter sur la plus haute marche du podium, trois autres représentantes ont dû se contenter de la médaille d’argent après avoir atteint la finale de leur catégorie. Malak Nour Aichoune, engagée dans la catégorie des moins de 54 kg, a affronté la Nigériane Ajishola Khadijat. La boxeuse algérienne s’est inclinée sur le score de 0-5, laissant le titre à son adversaire. Malgré cette défaite, elle repart du Kenya avec une médaille d’argent, fruit d’un parcours difficile jusqu’au dernier combat. Le même scénario s’est produit pour Ichrak Chaib dans la catégorie des moins de 60 kg. Opposée à la Kényane Rosemarion Otieno, elle a été battue sur le score de 0-5. La représentante du pays hôte a ainsi remporté le titre devant son public, tandis que l’Algérienne a dû se contenter de la deuxième place. Confrontée à une adversaire inspirée et soutenue par le public, Ichrak Chaib a néanmoins confirmé la progression des boxeuses algériennes sur la scène continentale. Djouher Benane a, quant à elle, disputé la finale des moins de 65 kg face à la Nigériane Prious Iyabo. Au terme d’un combat plus équilibré, la boxeuse algérienne s’est inclinée par 1-4 et a dû se contenter de la médaille d’argent. Ces trois finales perdues n’enlèvent rien à la valeur du parcours des représentantes algériennes, qui ont prouvé leur capacité à rivaliser avec les meilleures boxeuses africaines.
Deux médailles de bronze pour compléter la moisson
La récolte algérienne est complétée par deux médailles de bronze, obtenues à l’issue des demi-finales. Douaâ Rouaz a terminé à la troisième place dans la catégorie des moins de 57 kg, tandis que Hichem Maouche a décroché le bronze chez les moins de 60 kg. Ces deux distinctions viennent renforcer le bilan global de la délégation nationale, qui a réussi à monter sur le podium dans plusieurs catégories de poids. Dans une compétition aussi relevée, atteindre le dernier carré constitue déjà une performance significative.
Entre les cinq titres continentaux, les trois médailles d’argent et les deux bronzes, l’Algérie termine cette campagne avec un total de dix médailles. Ce bilan confirme la bonne santé de la boxe algérienne, aussi bien chez les dames que chez les messieurs.
A.A



