
Cette semaine passée au Botswana a offert aux joueuses algériennes une immersion concrète dans les exigences d’une compétition internationale, où chaque match pèse lourd et où la gestion du stress et des attentes devient aussi cruciale que la qualité du jeu. Confrontées à des adversaires aux profils variés, les « Vertes » ont appris à s’adapter et à mieux maîtriser leur préparation mentale et tactique, éléments indispensables pour franchir un palier dans le tennis continental. Le staff technique, présent et attentif tout au long du tournoi, dispose désormais d’un matériau précieux pour poursuivre le travail engagé au sein de la sélection. Les enseignements tirés, concernant la condition physique, la rotation des joueuses, les choix tactiques et la capacité à rebondir après un revers , serviront de socle pour les prochaines phases de préparation. Ce retour d’expérience permettra également d’affiner les programmes d’entraînement individuels et collectifs, ainsi que la stratégie de détection et de formation des talents émergents en Algérie. Sur le plan institutionnel, cette prestation intervient dans un contexte global encourageant pour le tennis algérien.
Après le retour de l’équipe masculine au Groupe III, acquis quelques jours plus tôt lors de la Coupe Davis, les dames ont, de leur côté, assuré leur maintien à ce palier continental. Cette double avancée offre à la Fédération algérienne de tennis une stabilité précieuse pour poursuivre sereinement son projet de développement. À moyen terme, cette continuité de présence dans les compétitions africaines doit se traduire par des investissements ciblés en infrastructures, encadrement et calendriers de compétition pour les jeunes joueuses. Des bases solides pour l’avenir se sont manifestées lors de ces rencontres. En terminant deuxièmes de leur poule, les « Vertes » quittent Gaborone avec le sentiment du devoir accompli. Certes, la qualification pour la phase finale n’a pas été obtenue, mais la réaction collective après la défaite inaugurale reste un motif d’espoir. Les deux victoires successives, face au Ghana puis au Kenya, illustrent la progression d’un groupe jeune, capable de rebondir et de faire preuve de solidarité dans les moments importants. L’avenir dira jusqu’où cette génération pourra aller. Une chose apparaît néanmoins avec clarté : la Billie Jean King Cup 2026 aura permis à l’équipe nationale féminine d’acquérir une expérience précieuse et de poser des fondations encourageantes pour les prochaines échéances africaines.
Walim Mansouri



