
L’équipe nationale féminine algérienne connaît désormais le programme qui l’attend à la Billie Jean King Cup 2026 (Groupe III Afrique)
Le tirage au sort, effectué dimanche dernier à Gaborone, au Botswana, pays hôte de la compétition, n’a pas épargné les protégées d’Aïda Baïra, qui évolueront dans une poule B particulièrement relevée, aux côtés du Kenya, de la Tunisie et du Ghana. À quelques heures du coup d’envoi de la compétition, prévue du 13 au 18 juillet, les « Vertes » savent désormais à quoi s’attendre dans une épreuve où chaque rencontre aura son importance. Avec une seule place qualificative pour la phase finale réservée au vainqueur de chaque groupe, la marge d’erreur sera quasiment inexistante.
Chaque match vaudra son pesant d’or
Le sort a réservé un véritable défi à la sélection algérienne. Face au Kenya, à la Tunisie et au Ghana, les joueuses nationales devront afficher leur meilleur niveau dès leur première sortie. La Tunisie fait figure d’adversaire de taille, grâce à son expérience dans les compétitions continentales, tandis que le Kenya et le Ghana disposent de joueuses capables de rivaliser à ce niveau. Dans une formule où seul le premier de chaque groupe poursuivra l’aventure pour jouer la montée, les Algériennes devront aborder chacune de leurs rencontres comme une véritable finale. Le moindre faux pas pourrait compromettre leurs ambitions de promotion.
Une équipe prête à relever le défi
Pour cette campagne africaine, le staff technique a retenu un groupe composé de Bouchra Riheb Mebarki, Melissa Rym Benamar Kerfah, Rawane Mebarki et de Nora Iachouren. Quatre joueuses qui auront la responsabilité de défendre les couleurs nationales dans les épreuves du simple et du double. L’encadrement technique sera assuré par Aïda Baïra, qui aura pour mission de tirer le meilleur de son effectif tout au long d’une semaine qui s’annonce particulièrement exigeante. La délégation est conduite par Hocine Cheghib, membre du bureau fédéral de la Fédération algérienne de tennis (FAT), chargé d’accompagner l’équipe dans cette importante échéance continentale.
Une compétition à deux étapes
La Billie Jean King Cup 2026 se disputera selon une formule en deux phases. La première, programmée du 13 au 15 juillet, prendra la forme d’un championnat en poules. Les onze nations engagées ont été réparties en trois groupes : une poule de trois équipes et deux poules de quatre. À l’issue de cette première étape, seuls les vainqueurs de chaque groupe accéderont à une poule finale qui se déroulera du 16 au 18 juillet. Les trois meilleures équipes de cette seconde phase s’affronteront dans un mini-championnat décisif. Les deux premières décrocheront leur accession au Groupe II de la zone Afrique-Europe, alors que les équipes terminant à la dernière place des poules B et C seront reléguées. Une formule qui promet une compétition intense où la régularité sera indispensable pour espérer atteindre l’objectif.
Les ambitions claires des Algériennes
Après le retour de la sélection masculine dans le Groupe III de la Coupe Davis, obtenu au terme d’un parcours remarquable, les dames espèrent, à leur tour, offrir une nouvelle satisfaction au tennis national. La Fédération algérienne de tennis mise sur cette jeune génération pour poursuivre la dynamique observée ces dernières semaines. Une accession au Groupe II constituerait une nouvelle étape dans le développement du tennis national et viendrait confirmer les progrès réalisés, aussi bien chez les messieurs que chez les dames. Les joueuses algériennes devront toutefois faire preuve de solidité mentale et d’une grande constance face à des adversaires expérimentés, habitués aux rendez-vous continentaux.
Walim Mansouri



