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Après un premier projet avorté au printemps — Imane Khelif retrouvera la compétition le 11 décembre

Après un premier projet avorté au printemps, la championne olympique algérienne Imane Khelif se rapproche d’un nouveau tournant dans sa carrière.

Son premier combat professionnel pourrait se tenir le 11 décembre 2026 au Dôme de Paris, ou six jours plus tard, le 17 décembre, au Clichy Hall, dans les Hauts-de-Seine. Les modalités définitives de ce gala doivent être dévoilées lors d’une conférence de presse prévue le 5 novembre prochain. L’entrée d’Imane Khelif dans le circuit professionnel n’est pas une idée récente. Elle s’était initialement engagée avec Brahim Asloum, champion olympique des poids mouches légers, à Sydney en 2000, devenu promoteur, pour disputer son premier combat le 23 avril dernier à la salle Wagram, à Paris. Mais une blessure à l’épaule avait contraint l’Algérienne à renoncer à cette échéance. « Depuis, j’ai préféré qu’elle s’engage avec un autre promoteur, car je n’ai pas trouvé de diffuseur ou de moyens économiques pour la faire boxer », avait alors expliqué Asloum. Rapporte le journal L’Équipe. Ce contretemps a conduit à une réorganisation de l’entourage sportif et professionnel de la championne, sans toutefois remettre en cause son ambition de poursuivre sur le ring.

Berrabah prend les commandes

C’est désormais Yacine Berrabah qui pilote le projet professionnel d’Imane Khelif. Organisateur de galas de boxe et de pieds-poings, il a notamment produit le championnat IBO des mi-mouches de Romane Moulai à Marseille, ainsi que le championnat ISKA de Cyril Benzaquen au Grand Palais, à Paris. Le promoteur indique avoir été contacté par le dirigeant de Belnco, marque algérienne de cosmétiques et principal sponsor de la boxeuse. « J’ai rencontré Imane et j’ai un accord avec elle pour ses trois premiers combats », a-t-il précisé. Berrabah travaille actuellement à la recherche d’un diffuseur et de nouveaux partenaires économiques. Une diffusion en streaming sur Twitch est notamment envisagée.

Il se dit également ouvert à une collaboration avec un grand promoteur étranger, à condition que celle-ci serve le développement international de l’Algérienne. « Je ne veux pas la bloquer et, si un gros promoteur étranger est intéressé pour s’occuper d’elle, il sera le bienvenu », a-t-il affirmé. Si Marseille était une option envisageable pour le promoteur, qui y dispose de relations solides, Imane Khelif a tenu à ce que ses débuts professionnels se déroulent dans la capitale française. « J’aurai pu organiser le premier combat d’Imane à Marseille, où j’ai mes entrées, mais elle tenait à Paris, car c’est là où elle est devenue championne olympique », a expliqué Yacine Berrabah. Ce choix revêt une forte dimension symbolique pour la boxeuse, qui a connu son apogée sportif sous les couleurs algériennes lors des Jeux de Paris-2024. Le gala devrait également proposer d’autres affiches, avec la participation de Romane Moulai et d’Amina Zidani, toutes deux déjà professionnelles et visant les Jeux olympiques de 2028, ainsi que trois combats masculins.

Une préparation en France

Actuellement en Algérie pour le tournage d’un documentaire produit par Mediawan, Imane Khelif doit regagner Paris, la semaine prochaine, pour entamer sa préparation. Elle sera entraînée au VPPunch par Nasser Lalaoui, coach réputé d’Aulnay-sous-Bois, et Kamel Abdesselem. La championne olympique devrait boxer sous licence professionnelle de la Fédération française de boxe. Son promoteur a salué le rôle du président de l’instance, Dominique Nato, ainsi que l’apport de Brahim Asloum dans les premières étapes du projet. « Elle remercie beaucoup son président Dominique Nato, ainsi que Brahim Asloum qui a fait un excellent boulot avec elle », a souligné Berrabah.

Les JO de Los Angeles en ligne de mire

Malgré cette orientation vers le professionnalisme, Imane Khelif n’a pas renoncé à l’olympisme. Son ambition reste de participer aux Jeux de Los Angeles 2028. Il est à rappeler que notre championne olympique avait été privée des Championnats du monde de Liverpool, en septembre 2025, après avoir refusé de se soumettre au test génétique exigé par World Boxing pour les compétitions féminines. Elle a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS), le 5 août 2025, afin de contester cette décision et de demander la reconnaissance de son éligibilité. Le TAS avait toutefois rejeté, le 1er septembre 2025, sa demande de mesures provisionnelles visant à suspendre l’application de la règle dans l’attente de l’examen du recours sur le fond.

Entre la préparation de ses débuts professionnels et la défense de son avenir olympique, Imane Khelif traverse une période charnière. Son premier combat, s’il se confirme en décembre à Paris, constituera bien plus qu’une simple entrée dans le circuit professionnel, il représentera également un test sportif, médiatique et institutionnel pour une championne qui continue de susciter une immense attention, en Algérie comme à l’international.

K. M.

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