
Du côté algérien, Anes Riyahi a terminé à la cinquième place, signant ainsi le meilleur résultat national de cette Classique de la Capitale.
Le coureur de Madar Pro Cycling Team confirme sa régularité après ses performances lors des précédentes étapes du Grand Prix international de la ville d’Alger. Il avait notamment terminé quatrième et premier Algérien lors de la première étape en ligne, avant de prendre la deuxième place, derrière son coéquipier Yacine Hamza, lors de l’étape menant à Zéralda.
Cette cinquième place vient donc compléter une série de résultats encourageants pour le jeune coureur algérien, qui s’est montré capable de rivaliser avec les représentants des formations étrangères tout au long de l’épreuve.
Dans une course raccourcie et rendue plus imprévisible par la pluie, Riyahi a réussi à rester au contact des meilleurs et à signer une nouvelle performance de référence pour le cyclisme national.
Yacine Hamza muselé par la stratégie adverse
Très attendu après sa victoire lors de la deuxième étape du Grand Prix et son accession au maillot vert de meilleur sprinteur, Yacine Hamza n’a pas réussi à jouer les premiers rôles sur cette dernière course.
Le coureur de Madar Pro Cycling Team a été pris dans le jeu tactique des formations belge et espagnole, qui ont su contrôler les débats et limiter ses possibilités de s’exprimer dans le final.
Alors que le profil de l’épreuve pouvait laisser espérer une arrivée favorable aux sprinteurs, l’échappée de Jonah et Van der Tuuk a contraint les équipes à revoir leurs plans. L’avance prise par les deux hommes, puis leur résistance jusqu’aux derniers instants, a finalement privé Hamza de la possibilité de disputer la victoire.
Ce résultat illustre une nouvelle fois l’importance du travail collectif dans le cyclisme. Même lorsqu’un coureur possède les qualités nécessaires pour jouer la gagne, il peut se retrouver neutralisé par la stratégie adverse et par les circonstances de course.
Une Classique bouleversée par les intempéries
Au-delà du résultat sportif, cette Classique de la Capitale restera marquée par les conditions météorologiques difficiles. La pluie a contraint les organisateurs et le collège des commissaires à revoir le programme initial, réduisant la distance de 123 à 77 kilomètres afin de tenir compte de l’état de la chaussée et des préoccupations exprimées par les équipes.
La concertation entre Jordi Martinez, les représentants des 19 formations et leurs directeurs sportifs a permis d’adapter le parcours avant le départ officiel. Une modification qui a forcément influencé les stratégies, en réduisant le temps disponible pour préparer une éventuelle offensive.
Le rideau tombe sur la 19e édition
Cette Classique de la Capitale vient clore la 19e édition du Grand Prix international de la ville d’Alger, une compétition inscrite au calendrier UCI en catégorie 2.2, qui permet aux coureurs algériens de se mesurer à des formations internationales.
La victoire de Kyllie Jonah, devant Danny Van Der Tuuk et Timothée Dupont, vient conclure une course largement influencée par la pluie, mais riche en enseignements tactiques.
Pour le cyclisme algérien, la cinquième place d’Anes Riyahi constitue un motif de satisfaction, même si Yacine Hamza, l’un des hommes forts des journées précédentes, n’a pas réussi à peser sur le sprint final.
Au terme de cette dernière bataille dans les rues de la capitale, Tarteletto-Isorex repart avec la victoire, tandis que les coureurs algériens peuvent retenir la performance de Riyahi ainsi que les résultats obtenus tout au long de cette édition internationale.
Walim Mansouri


